Affichage des articles dont le libellé est complexité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est complexité. Afficher tous les articles

jeudi 19 mai 2016

A0730 Quand laicité et religion jouent avec les mots

Belles phrases entendues récemment:

Quelle est la définition de la laïcité qui doit faire foi ?

En matière de laïcité, chacun doit se faire une religion

Au nom du ciel, préservons la laïcité!

samedi 27 juin 2015

A0676 L'informatique n'est pas l'amie des données

Voici un lien vers la présentation que j'ai faite au colloque GREC-O "Les systèmes complexes face au tsunami exponentiel du numérique".

Pour moi, une donnée est une phrase entière, un énoncé.

J'y explique que l'ordinateur "matériel" n'a pas été fait pour traiter les données, les langages "logiciels" de programmation non plus.

Et que cela handicape beaucoup les utilisations de l'informatique.

Titres des pages:

  • L’ordinateur n’a pas été fait pour traiter les données
  • Les langages de programmation n’ont pas été faits pour traiter les données
  • Dans un ordinateur, les données sont abandonnées
  • Pyramide de l’information ou tarte à la crème ?
  • Construire le réseau social des données


vendredi 12 juin 2015

A0672 24-25 Juin Colloque "Les Systèmes Complexes Face au Tsunami Exponentiel du Numérique"

Au pôle universitaire Léonard de Vinci, Paris La Défense

Inscription gratuite et obligatoire ICI

Les systèmes complexes (techniques, humains, économiques) sont souvent vus comme des élaborations, des émergences issues de longues évolutions et adaptations, comme des réseaux et structures d’échange et d’équilibre élaborés parfois au cours des siècles. Comment se comportent ces systèmes quand ils sont frappés comme aujourd'hui par le tsunami exponentiel du numérique? Tsunami exponentiel, au sens où la vague de demain sera deux fois plus forte que la vague d’aujourd’hui. 
Programme détaillé
Première demi-journée : 24 Juin Matin
Données et Complexité
·         9h30 : Mot d’accueil,  Benoit Aubert, Directeur du Développement, Pôle Universitaire Léonard de Vinci
·         9h40 : Introduction, Jean Rohmer, Président du GREC-O, Directeur de la Recherche, ESILV
·         9h50 : Panorama du Big Data, Michel Bloch, Groupe Emergence
·         10h20 : Big Data et  Complexité,  Alexandre  Makarovitsch, Groupe Emergence, AFSCET
·         10h50 :  Pause
·         11h20 : Big Data et Prévision , Philippe Picard, Groupe Emergence       
·         11h50 : Ingénierie des Big Data : Risques et opportunités, une lecture systémique, Jacques Printz , Professeur Emérite du CNAM
·         12h20 : Libres propos sur les données, les algorithmes et l’intelligence artificielle, Jean Rohmer, De Vinci Technology Lab.
·         12h45 : Pause Déjeuner




Deuxième demi-journée : 24 Juin Après-Midi

Ethique et Organisations Humaines face au Numérique


·         14h15 : Débat : Comment transmettre la « Pensée Complexe » ?  Recherche, Enseignement, Entreprises, Associations …
·         15h45 : Pause
·         16h15 : Éthique et valeurs: des concepts indépendants pour une dynamique managériale, Michel Dalmas, De Vinci Business Lab
·         16h45 : Valeur et Véracité de la donnée, Thierry Berthier,  Université de Limoges, Chaire  de Cyberdéfense Saint-Cyr, Thales, Cap  Sogeti
·         17h15 : Pour une approche éthique de l'utilisation des Big Data: un partage de la réflexion en 2015, Gérard Balantzian, Groupe Emergence
·         17h45 : Fin de la journée

Troisième demi-journée : 25 Juin Matin
Innovation, Données et Simulation
Avec ateliers pratiques de modélisation et de simulation sur machines
De 9h à 12h30 : Les participants sont invités à venir avec leur ordinateur portable. La matinée sera organisée en deux ateliers se tenant chacun dans une salle. Les participants seront répartis en deux groupes, qui permuteront de salle au milieu de la matinée.
SALLE MASA, avec Jeremy Chanut, Yann Prudent, MASA Group
Théorie et pratique  sur l’atelier de  modélisation et de simulation multi-agents de MASA  Group
 SALLE IMA, avec Pierre Chauvet, IMA UCO
Théorie et pratique de simulation de processus discrets avec l’atelier  ARENA
Théorie et pratique des réseaux de neurones artificiels ; application aux géostatistiques et à la construction d’une carte de densité

Quatrième demi-journée : 25 Juin Après-Midi
Gestion des Risques et financement de l’innovation
·         14h : Mesure des risques et la financiarisation de l’innovation, Stéphane Chauvin, MyDataBall
·         14h20 : La matière de l’assurance,  c’est  la société ! Michel Revest, Covea 
·         14h40 : Titre à confirmer, Thomas Grizel, arsene-taxand, Consultant en Financement de l'Innovation
·         15h : Management Global des Risques des systèmes complexes : une activité de R&D innovante ?, Francis Claude, directeur de la recherche de RiD Lab,  IRC/ESTP Université Paris Est et Sébastien Nouet, EMLV
·         15h30 : Les enjeux de la connaissance du client, Marc Tibi, BNP Paribas
·         16h : Pause
·         16h15 : Présentation du Livre Blanc « Gestion du Risque », Représentant du Pôle de Compétitivité Finance Innovation, Valéry Jost, Délégué général, AGIPI
·         16h45 : Présentation du Livre Blanc «Innovation et Transition Numérique dans l’Assurance», Représentant du Pôle de Compétitivité Finance Innovation, Gontran Peubez, Deloitte

17h15 : Conclusion du Colloque, Jean Rohmer, Président du GREC-O

17h30 : Fin du Colloque

.
·      .

lundi 9 mars 2015

A0623 Les Nouveaux Socrate de la Singularité et du Transhumanisme

Après quelques lectures, je viens de comprendre la conviction profonde des singularistes et autres transhumanistes:

Je sais que ce que je ne sais pas va être découvert  automatiquement par le Machine Learning

Il suffisait d'y penser !

samedi 13 décembre 2014

A0590 Le Polytechnicien, le Gadzart et l'Informaticien

Face à un problème informatique inextricable -genre faire tourner une vieille application sur un nouveau système d'exploitation-:

-- le gadzart vous dit: "je suis très courageux, je vais beaucoup travailler, ce n'est pas ça qui va me faire peur, et je vais y arriver"

-- le polytechnicien vous dit: "je suis très intelligent, je vais beaucoup réfléchir, ce n'est pas ça qui va me faire peur, et je vais y arriver"

En les entendant, l'informaticien rigole doucement, mais se demande au fond de lui même: "mais alors, l'informatique, c'est quoi, exactement, et ça s'apprend où ?"

dimanche 16 novembre 2014

A0572 Complexité du Langage Naturel ... en attendant la singularité

Soit le texte:

Pierre est un salaud. Il a dénoncé Paul.

Cela peut vouloir dire:

1) Je vous apprends que Pierre a dénoncé Paul. Donc je considère que Pierre est un salaud

2) Je considère que Pierre est un salaud. Donc je pense que c'est lui qui a dénoncé Paul

Mais aussi:

3) Nous savons tous les deux que Pierre est un salaud. Donc je veux vous convaincre que c'est lui qui a dénoncé Paul

4) Nous savons tous les deux que Pierre a dénoncé Paul. Donc je veux vous convaincre que c'est un salaud.

L'interprétation fait ainsi intervenir:

-- l'intention du locuteur
-- ce que le locuteur sait
-- ce que le locuteur sait de ce que sait son auditeur
-- ce que le locuteur sait des connaissances que son auditeur partage avec lui

Et il faudrait dire plus  finement "sait ou croit" plutôt que "sait"

Le moindre de nos courriels contient, intermêlés, plusieurs de ces phénomènes, et bien d'autres.

C'est d'une effrayante complexité.

Mais, rassurons-nous, les apôtres de la singularité  ont l'intention de nous convaincre que les machines comprendront tout ça des millions de fois mieux que nous dans 20 ans.

Et nous avons tellement envie de croire que nous allons maîtriser bientôt la complexité du langage naturel que nous prêtons oreille à tous les charlatans qui nous le promettent.

NB: Remarquons au passage que ce texte est assez simple pour que les traducteurs automatiques le traduisent correctement:

Pierre is a bastard. He denounced Paul.

Ce qui prouve que traduire n'est pas comprendre. Comprendre est plus complexe de plusieurs ordres de grandeur. Et les progrès en traduction ne sont en rien un progrès en compréhension du langage naturel.

dimanche 9 novembre 2014

A0467 Entreprises et Numérique: un long chassé-croisé

Dans la lignée du livre "Des Tabulatrices aux Tablettes", (Editions Cigref-Nuvis) il est intéressant d'étudier au fil des années les positions relatives de l'informatique et de l'entreprise. Voici un début d'analyse.

On constate des aller-et retours permanents: l'informatique se développe ou innove  alternativement à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise.


Epoque de la mécanographie:

Le traitement de l'information se développe à l'intérieur des entreprises

Seconde guerre mondiale

L'informatique progresse dans les laboratoires  scientifiques américains pour le projet Manhattan

Fin des années 1950, début des années 1980

L'informatique entre  doucement dans l'entreprise puis s'y développe avec vigueur

Arrivée des ordinateurs personnels (Apple, Atari ...)

L'informatique innove  chez les particuliers 

IBM PC

Les postes de travail informatiques et les architectures client-serveur se développent en entreprise

Internet

Zone mixte: les serveurs d'applications se multiplient dans les entreprises  pour des utilisateurs qui se multiplient encore plus dans le grand-public


Mobiles, Tablettes, Bracelets 

Les données naissent hors de l'entreprise


Big Data

Les entreprises rapatrient les données et les valorisent

---------------------------

Cette observation d'un seul paramètre  ("où l'informatique se renouvelle-t-elle, se développe-t-elle) ne concerne qu'un facteur parmi les centaines d'autres du système complexe "numérique". Mais ce qui est notable, c'est que ce paramètre oscille en permanence entre dedans - dehors, avec une périodicité imprévisible. Qui peut dire comment ce paramètre évoluera dans les dix prochaines années ?



lundi 3 novembre 2014

A0465 Différence entre Intelligence Artificielle et Algorithme

On me pose la question suivante:

"Quand faut-il parler d'Intelligence Artificielle, quand faut-il parler d'algorithmes?"

Par exemple à propos du système IBM "Watson" qui a gagné le jeu de télévision Jeopardy.

Un début de réponse:

Un algorithme, c'est la description précise d'un enchaînement prédéfini  d'opérations pour résoudre un problème précis sur des données précises.
Par exemple trouver le plus court chemin dans un graphe, inverser une matrice, résoudre un système d'équations aux dérivées partielles.
Un "vrai, bon" algorithme est "rapide": il doit trouver une solution plus vite que la manière stupide qui consiste à examiner toutes les solutions possibles et ne retenir que celles qui marchent. Par exemple, pour trier un ensemble de N nombres, on ne va pas générer toutes les combinaisons possibles pour ne retenir que celle qui est dans le bon ordre.

IL N'EXISTE PAS BEAUCOUP D'ALGORITHMES !!! Pour la plupart des problèmes de la vie réelle, il n'y en a pas. En général parce que l'on ne sait pas les ramener à une description précise, et que l'on ne sait pas les résoudre de manière prédéfinie.

On ne trouve pas souvent de nouveaux algorithmes importants. La plupart des progrès sur les algorithmes consistent à améliorer leur vitesse de manière "epsilonesque" (style "battre le record du monde").  Ce qui change aujourd'hui, c'est la quantité de données disponibles et la puissance des machines. Par exemple, le "big data" utilise des algorithmes vieux de dizaines d'années.

Si on appelle "intelligence artificielle" la capacité d'une machine à reproduire la manière dont nos cerveaux résolvent des problèmes, on peut dire que:

-- notre cerveau n'exécute pas d'algorithme, il est trop lent pour ça. (1 mètre par seconde dans les neurones ...)
-- il faut distinguer -en simplifiant- deux types de fonctionnements de notre intelligence:

D'une part,  reconnaître un visage, une scène: tout est réalisé sans algorithme par la simple traversée du réseau de neurones et de leurs connexions depuis la rétine jusqu'aux zones corticales de la vision (parfois beaucoup moins de 100 millisecondes. Ici, aucun raisonnement, aucune connaissance consciente.
D'autre part,  rédiger une proposition commerciale. Là, on va raisonner, utiliser des connaissances sur nos produits, la concurrence, le client. On va enchaîner des connaissances. C'est une activité intelligente qui peut durer des jours.

La "vieille IA" s'intéresse à ce dernier cas, ce qu'on appelait les "systèmes experts": on faisait des systèmes experts d'aide à la construction de devis, par exemple. On PASSAIT DES MOIS  à discuter avec de bons commerciaux ou technico-commerciaux pour qu'ils expliquent leurs règles de raisonnement, que l'on représentait ensuite en machine, là où un "moteur d'inférence" (un programme) essayait de les enchaîner pour construire un bon devis.

La "nouvelle IA" s'intéresse plutôt au premier cas (la reconnaissance d'image) en travaillant par "apprentissage automatique". Par exemple si on veut faire un système qui décide si une personne sourit ou pas, on va montrer à la machine des centaines de milliers de photos de visages (voire des millions), avec pour chacun l'indication "sourit" ou "ne sourit pas", on va en plus lui montrer ces photos en boucle PENDANT DES MOIS -vraiment!- pendant lesquels la machine va essayer de trouver UNE formule mathématique (en procédant un peu à tâtons avec l'aide de la statistique) qui, au vu d'une image, répondra en quelques millisecondes si c'est un sourire ou pas. On dit qu'on entraîne la machine, que la machine apprend la formule.

On voit que:

-- ces deux IA n'ont strictement rien à voir entre elles (sauf LES MOIS PASSES en amont !!!)

-- dans les deux cas, les algorithmes sont très loin de la résolution du problème précis, ce sont des "rouages internes" dans les soutes.

Dans la nouvelle IA, l'algorithme est celui du processus d'affinage progressif de la formule à apprendre, pendant des mois (optimisation, analyse numérique)

Dans la vieille IA, l'algorithme est celui du moteur d'inférence qui essaie de trouver un fil de raisonnement, un chemin, entre un problème et une solution, via un ensemble de règles de connaissances élémentaires (un peu comme on construit une démonstration de théorème)

Mais aujourd'hui, le mot "algorithme" est subitement devenu à la mode dans les media, style "l'algorithme de Google, de Amazon, de la NSA, l'algorithme de Watson / Jeopardy".  (Dans l'idée de big brother, formule magique qui nous dépasse concoctée par les maîtres du monde, pour dramatiser aux yeux du bon peuple)

Pour revenir à la question du début, il y a peu d'algorithmes, on n'en trouve pas souvent de "révolutionnaires", et, vis à vis de l'IA, ils jouent des rôles "dans les soutes", l'essentiel de l'intelligence venant des CONNAISSANCES que l'on apporté pendant des mois au système, soit en collectant PENDANT DES MOIS des connaissances auprès d'humains, soit en montrant de manière répétée PENDANT DES MOIS à la machine "ceci est un sourire" "ceci n'est pas un sourire" (ce qui sont aussi des connaissances humaines)

Quand au  système Watson, c'est tout sauf un algorithme, c'est un "système complexe" qui mélange de manière très sophistiquée LES DEUX TYPES D'IA (l'ancienne et la nouvelle) , et qui a mis des centaines d'hommes/années à être mis au point pour gagner le jeu (et qui n'a pas encore prouvé sa capacité -sans d'autres centaines d'H/an-  à résoudre de vrais gros problèmes, comme le diagnostic médical).

.

dimanche 26 octobre 2014

A0461 Ancien Régime et Révolution Numérique

J'essaie toujours de rester critique sur le Numérique, et de bien moquer les technophiles inconditionnels. Mais je pense qu'il va vraiment se passer quelque chose de très grande ampleur bientôt. Une chose qui était vraiment à bout de souffle avant la Révolution Française,c'était la complexité, l'absurdité des lois, des régimes fiscaux, de l'organisation de l'Etat, des pouvoirs locaux.

La simplification radicale de l'abolition des privilèges, l'irruption de "liberté, égalité, fraternité" ont été de radicaux "changements de technologies"
 Qui font penser à la manière dont Booking change radicalement l’hôtellerie, Uber le taxi, et peut-être demain Google l'industrie automobile.

L'échec du numérique -de l'informatique-, est patent quand il s'agit d'accompagner, pour la rendre vivable,  notre complexité actuelle des lois, des règlements, des standards, de la  protection sociale.
Pour preuve les ratés permanents et souvent désolants des applications:  Louvois (solde des militaires),  Chéops (contrôle des frontières), et ces jours-ci le calcul de la simple additions  de toutes nos retraites, et aussi le calcul  des droits rechargeables au chômage.

J'entendais la semaine dernière le patron de Google Europe et des environs dire que les maîtres mots du numérique étaient "plus simple, moins cher". Tout le contraire de notre manière de gérer nos affaires publiques: voir l'Ecotaxe.
Bonnets Rouges, vous avez dit Bonnets Rouges ?

A0460 Le Numérique est-il bon pour le travail collaboratif ?

Une contradiction du Numérique:

D'un côté il donne des technologies pour faciliter la collaboration entre tous

D'un autre côté, il donne des technologies pour faciliter l'autonomie de chacun

Deux conséquences très opposées ...

Comme c'est plus difficile de collaborer que de travailler en autonome, comme  c'est beaucoup plus difficile de créer un logiciel collaboratif qu'un logiciel pour un usage autonome, le numérique nuit au collaboratif, comme on le voit tous les jours.

Qui utilise réellement le partage des documents sur le cloud pour collaborer ?

Quand on pose la question à un groupe de travail, le cri du cœur est unanime: pas d'usine à gaz!  Pas de nouveau mot de Passe! On va se débrouiller avec le courriel!

samedi 6 septembre 2014

A0521 Quand le numérique bat en retraite

Vive le numérique et le big data!

Il s'avère impossible de calculer le montant de la retraite que touche chaque retraité français, qui est la somme en général de plusieurs régimes.

Chacun d'eux touche bien certains montants à certaines dates, et sait parfaitement quel est le montant de "sa retraite", mais construire une application informatique qui fasse l'addition de ces quelques chiffres relève de la totale impossibilité.

Cela mérite quelque méditation, non ?

Voir cet article:
http://www.toutsurlaretraite.com/pas-de-revalorisation-des-petites-retraites-au-1er-octobre-2014.html

Extraits:

Une « usine à gaz »

Le gouvernement a semble-t-il sous-estimé la complexité de ce système puisque le report de la revalorisation des « petites pensions » résulterait « d'obstacles juridiques et techniques », auraient justifié la direction de la Cnav et les représentants de l'Etat. Dans son rapport annuel sur les finances publiques paru le 25 juin, la Cour des comptes avait déjà pointé les difficultés techniques de la mise en œuvre de la mesure.
Pour savoir si le retraité perçoit au total plus ou moins de 1.200 euros de pensions par mois, il faut que les différents régimes de retraite communiquent entre eux. Des masses énormes d'informations à traiter en peu de temps qui posent également des problèmes de confidentialité des données personnelles. Au point que même l'étude d'impact de la LFRSS pour 2014 avait prévu un retard. « Un rattrapage serait alors opéré au titre du ou des arrérages de pension qui n'auraient pu faire l'objet de la revalorisation », stipule le document.



L'article ajoute que l'on est dans l'impossibilité de donner une date pour la résolution de ce problème...

Comme dit dans :
http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2014/08/a0511-une-catastrophe-informatique-en.html 
 je considère que cette situation relève d'une insuffisance fondamentale dans la nature de l'informatique actuelle, et non, comme on le dit souvent, de l'incompétence ou de l'impéritie des personnes, maîtres d'ouvrage ou maîtres d’œuvre, chargés de mener ces projets.
Les insuffisances techniques et conceptuelles de l'informatique contemporaine finissent par décourager les meilleures volontés.



dimanche 31 août 2014

A0511 Une catastrophe informatique en Belgique

Voir : http://www.lesoir.be/538548/article/economie/2014-05-07/bilan-l-informatisation-du-spf-finances-est-catastrophique

Extrait:

 «  L ’ICT a souvent été un élément mal compris et sous-estimé du fonctionnement du SPF Finances, alors que le rôle de l’informatique y était, y est et y restera d’une extrême importance. »
Qu’il s’agisse de la gouvernance du projet (vision stratégique de l’intégration de l’informatique et la répartition des rôles de décision), de la gestion du projet, du changement, de la performance, et des ressources humaines ou de la mise en œuvre, tous les voyants sont au rouge.
L'erreur  serait de conclure: l'informatique c'est très bien, -voyez le boom du numérique-  ça marche, ce sont juste les maîtres d'oeuvre, les utilisateurs, les technocrates, les experts, les sous-traitants ... qui ne font pas leur boulot.
Non, le problème est, la catastrophe est : l'informatique -en particulier l'informatique de gestion- est à cent lieues d'être utilisable, d'être en phase avec la réalité complexe  contemporaine.
Voilà ce que c'est d'avoir abandonné la recherche en systèmes d'information depuis 30 à 40 ans. Ah, c'est plus facile de sortir une nouvelle version de Java ou C++, ou de virtualiser dans le cloud, c'est à dire de fossiliser, des centaines de versions de systèmes d'exploitation pour surtout ne pas toucher aux applications existantes, totalement enkystées,, faute de concepts et d'outils capables un tant soit peu de fusionner deux applications ou deux bases de données.
Mais c'est pas grave: yaka apprendre aux enfants des écoles à coder en Python ou X ou Y.

vendredi 29 août 2014

A0509 La singularité, c'est possible !

Il y a des jours où je crois à la singularité, qui s'énonce ainsi depuis quelques années:

"dans 20 ans, les machines seront plus intelligentes que l'homme".

Une manière assez simple d'atteindre cet objectif est que les hommes deviennent plus bêtes que les machines.

Il y a des jours où j'ai l'impression que c'est en bonne voie

jeudi 28 août 2014

A0508 Les Progrès du Numérique à la SNCF

Je viens de renouveler mon Pass Navigo annuel dans une agence commerciale de la SNCF.

C'est super automatisé: l'employée,- très classe et très pro- pose ma carte sur un lecteur RFID, ce qui lui donne en un clin d’œil accès à mon dossier sur son écran, et tout se fait très vite. Sauf que.

Sauf que, en plus, elle doit remplir à la main un énorme tableau Excel imprimé sur papier format A3, qui lui sert de sous-main, et qui comporte une quarantaine de colonnes -j'ai eu le temps de compter.

Ah, j'oubliais, pour saisir le montant que je dois payer, elle soulève cette feuille de papier, ce qui lui donne accès immédiat à un autre tableau imprimé qui lui présente la grille de tarification selon les zones, les réductions, etc ...

Voir aussi à propos du numérique à SNCF l'amusante expérience de commande d'un voyage sur Internet dans le billet A0040.

dimanche 29 juin 2014

A0505 ABCD de l'égalité ou XX = XY ?

Dans un système complexe, bien choisir le nom des variables est très important.

C'est même le BA-BA de la communication

Dans le cas présent, nommer le projet d'éducation XX = XY aurait été plus correct;

Une équation dont la résolution ne devrait pas poser trop de problèmes à nos chères têtes blondes.

Mais par ailleurs on a décidé de ne plus noter les élèves.

Ce sont les profs qui paieront la note.

dimanche 22 juin 2014

A0500 La solution de SAP pour vaincre la complexité: nous prendre pour des cons



Simplify Everything.
Do Anything.

Watch the keynote replay of SAP CEO Bill McDermott discussing the global business network economy – and learn how to simplify everything.


Je me demandais comment j'allais trouver ma chute face à autant
de débilité.

Mais SAP m'a simplifié la vie -forcément-

Voilà plus bas le message obtenu en cliquant sur
  le lien de la video:

"Thunderbird considère
 que ce message 
 est frauduleux"

Si ma machine me dit ça, tout n'est donc pas foutu dans le numérique
Mais tout de même, la bêtise des messages marketing
 des grands éditeurs de logiciels est insondable.

(Pas mal pour mon billet N° 500)

samedi 21 juin 2014

A0496 Football, Intelligence Collective, Complexité, Chaos, et Lilian Thuram

Dans Le Monde daté du 13 Juin, Lilian Thuram, (champion du monde de football 1998) fait un vibrant éloge des vertus de l'esprit collectif. (Dans un style un peu lourd et convenu, mais pour qu'un footeux ait droit à écrire un article dans Le Monde, il faut bien qu'il sacrifie par ailleurs  à d'autres dieux que ceux du sport)

Il explique pour conclure qu'une équipe est au-dessus du lot en terme de jeu collectif, qu'elle seule a l'expérience de ce type de jeu depuis des années, etc ... Et qu'elle seule peut prétendre au titre de favori du Mondial 2014.

Cette équipe exemplaire à ses yeux, c'est évidemment l'Espagne, dont l'élimination piteuse au bout de deux matches est le coup de tonnerre de ce début de Mondial.

Gageons que Lilian Thuram apprendra au fil des années que, pour devenir un auteur ou homme public écouté et publié, il faut se garder de conclure ses articles de manière péremptoire, mais y mettre la dose de nuance et de flou qui ménage l'avenir. Vertus qui certes ne peuvent pas être celles d'un défenseur central.

Le soudain dérèglement de cette équipe d'Espagne est un bel exemple de comportement chaotique au sein d'un système complexe. (Connu aussi sous le nom de "glorieuse incertitude du sport")

Tout comme, en sens absolument inverse, les performance prodigieuses tout à fait inattendues de l'équipe de France, sont une conséquence chaotique de l'absence de son "meilleur joueur", Franck Ribéry. Cette équipe n'a jamais joué aussi collectif et aussi brillamment qu'en l"absence de son leader annoncé.

mercredi 18 juin 2014

A0494 Différence entre la pensée complexe et la science classique

Les auteurs d'articles de science classique, on ne comprend pas bien ce qu'ils expliquent

Les auteurs d'articles sur les systèmes complexes, ils expliquent qu'ils ne comprennent pas bien

dimanche 18 mai 2014

A0472 Pour une Recherche Indisciplinée, pour des Jurys Indisciplinés

Quand on voit qu'un chercheur en mathématiques et un chercheur en informatique ont plus de difficultés à se comprendre qu'un boulanger avec un charcutier, on se dit que passer une thèse doit sacrément vous ratiboiser les neurones.