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vendredi 16 septembre 2016

A0749 Court Manifeste à propos de l'Intelligence Artificielle

Il ne faut pas faire de machines qui pensent à notre place

Il faut faire des machine qui font une place à notre pensée

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AI veut dire Artificial Intelligence

Mais veut dire aussi Amplificateur d'Intelligence

Et aussi  Autre Informatique

samedi 12 décembre 2015

A0707 LUTTONS CONTRE LE RECHAUFFEMENT SEMANTIQUE !

Puisque la COP 21 est paraît-il un succès, passons à une autre priorité qui se présente sous les mêmes aspects:

Un réchauffement continu, et des catastrophes de plus en plus fréquentes et de plus en plus coûteuses.

Un réchauffement sémantique continu, et des catastrophes  sémantiques de plus en plus fréquentes et de plus en plus coûteuses.

Voir:  et 






dimanche 22 novembre 2015

A0706 Imaginer une autre informatique : Conférence à l'Institut Fredrik Bull le 8 décembre 2015

Pour participer à cette conférence, s'adresser au Délégué Général de l'Institut Bull, Juliette Arnould:

juliette.arnould@atos.net

J'y tenterai une synthèse de ma vision de l'informatique et de son évolution.


La prochaine séance du groupe "Traitement de l'information dans les systèmes complexes" se déroulera au Pôle Universitaire Léonard de Vinci, à Paris La Défense, le mardi 8 décembre de 9h30 à 12h30. Le repas qui suivra sera servi au restaurant des professeurs.
 
"Imaginer une autre informatique".
 
A l’heure du numérique triomphant, quelle idée étrange que de vouloir imaginer une autre informatique … 
 
Ce paradoxe découle d’un autre paradoxe : alors que « tout change » avec le numérique, les principes de l’informatique ont, eux, très peu changé depuis une cinquantaine d’années, depuis qu’elle s’est développée dans les années cinquante et le début des années soixante.
Ce qui a changé, c’est la miniaturisation exponentielle du matériel :
processeurs, mémoires, capteurs. Mais du côté des langages de programmation, des bases de données, des systèmes d’exploitation, presque rien ne bouge conceptuellement, hors un changement d’échelle de leur déploiement « logistique » sur des millions ou milliards de dispositifs matériels. 
Le logiciel court sans cesse derrière le matériel, et il est communément admis qu’Internet, le Web et les grandes applications informatiques sont un entassement dans l’urgence de couches de programmes plutôt mal bricolées. 
 
Avec bien des conséquences négatives en termes de rigidité, de sécurité, de coûts et délais, d’échecs ruineux, et du peu d’appétences des jeunes générations à embrasser ces métiers.
Donc -au moins pour le plaisir- imaginons autre chose. Plus de sémantique et moins d’ingénierie. Moins de modélisation figée et plus d’émergence à partir des données et de leur usage. Moins de distance entre le langage naturel et les langages informatiques. Moins d’ignorance voire de mépris pour les langages réellement de haut niveau que furent LISP, APL, PROLOG. Des systèmes d’information dont l’essence soit tout simplement de contenir des informations -au sens humain- et non d’administrer des morceaux de programmes et des zones de mémoire ou d’écrans. Des systèmes d’information qui possèdent en interne -et non dans des documentations extérieures jamais à jour- la description sémantique de ce qu’on leur demande de faire. La création d’une nouvelle informatique enseignable, plutôt que de nouveaux enseignements de l’informatique".
 
Pour illustrer ces bonnes intentions, j'évoquerai quelques réalisations : passées, comme le logiciel de gestion des connaissances IDELIANCE,  présentes, comme un prototype de ce qui sera appelé le « Calcul Littéraire », et futures, vers le « Calcul Cognitif » ".

vendredi 20 novembre 2015

A0703 Réfléchir à une Plate-Forme Sémantique au Service de l'Innovation



Invitation à Réfléchir
Sur
Une Plate-Forme Sémantique
Au Service de l’Innovation

Pôle Universitaire Léonard de Vinci Paris La Défense
30 Novembre et 7 Décembre 2015  de 17h à 19h

Des chercheurs du Pôle Universitaire Léonard de Vinci (Ecole d’Ingénieurs ESILV et Ecole de Management EMLV) réfléchissent au montage d’un consortium pour la réalisation d’une plate-forme structurée sémantiquement offrant des informations  qualifiées et à jour sur l’ensemble des composantes de l’innovation : découvertes scientifiques et technologiques, procédés  techniques, composants, produits, services,  usages…   mais aussi idées, brevets, formations, compétences, talents, financements …

Le but à terme est de mettre à disposition des ressources informationnelles actualisées sous forme d’une base unifiée de graphes et cartographies sémantiques, en allant bien au-delà des formats habituels de documents. Documents dont la réception, la recherche,  la compréhension, la synthèse consomment 90% du temps des acteurs de l’innovation. Les processus humains de créativité, analyse des risques et prises de décision s’en trouveront consolidés et accélérés. Des mécanismes automatiques de raisonnement par analogie, production d’idées, découverte de  solutions -par exemple via la méthode TRIZ- deviendront possibles.

Pour commencer ce parcours  ambitieux, nous organisations deux réunions ouvertes de réflexion,  qui se focaliseront sur l’expression de besoins, d’attentes, d’utopies vis-à-vis d’une telle plate-forme d’informations structurées : 30 Novembre et 7 Décembre, de 17h à 19h.  Nous invitons les différentes parties prenantes de l’innovation à venir exprimer leurs réactions –positives ou critiques- d’utilisateurs potentiels de ce genre de ressources. (Ces séances n’aborderont pas les aspects techniques de la réalisation d’un tel projet)

Si vous souhaitez participer à ces séances de réflexion ou être tenus au courant de l’évolution de cette idée de plate-forme sémantique pour l’innovation, contacter : 

marie.haikel-elsabeh@devinci.fr  Responsable du MBA Digital Marketing Strategy de l'EMLV

 ou jean.rohmer@devinci.fr  Directeur de la Recherche, ESILV, 

mardi 17 novembre 2015

A0702 Encore une catastrophe informatique à 350 millions d'euros

 Voir: http://www.silicon.fr/echec-projet-sap-coute-345-millions-euros-dhl-131307.html

Et tout ça doublement chez nos amis allemands: SAP + Deutsche Post. Avec IBM comme intégrateur.

 Le client le plus sérieux + le logiciel le plus sérieux + l'intégrateur le plus sérieux.
=
La plus belle catastrophe

Une preuve de plus qu'il faut changer bien des choses dans la manière de réaliser des systèmes d'information.

Que les slogans "droit dans ses bottes" du genre "la bonne information à la bonne personne au bon moment" ne marchent pas.

Il faut plus de sémantique,  plus d'émergence et moins d'ingénierie, moins de modélisation.

Il faut oser explorer de nouvelles voies, faire radicalement autrement.

C'est ce que nous essayons bravement avec le "Calcul Littéraire".

Voir : http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2010/12/a0136-litteratus-calculus-lecon-numero.html

dimanche 15 novembre 2015

A0700 L'innovation par l'ignorance

-- Vous vous rendez compte, les jeunes n'ont aucune idée de comment marche leur smartphone ou bien le moteur de Google
-- Moi ça me rassure; comme ça ils ont bien plus de chances d'inventer une informatique différente

mercredi 20 mai 2015

A0467 Xavier Niel devrait ouvrir une Ecole 42 à Lampedusa

Lors des intéressants exposés organisés par la Communauté Scientifique de ATOS, dirigée par Hubert Tardieu, j'ai entendu les chiffres suivants:

-- la population africaine va passer à deux milliards d'individus
-- seuls 15% des plus grands patrons mondiaux considèrent qu'ils ont accès aux ressources humaines suffisantes pour mener leur révolution digitale, qu'ils estiment fondamentale à 93%.

Dans la plupart des pays développés, en effet, les jeunes sont peu attirés par les disciplines scientifiques, et encore moins par l'informatique. Ils trouvent  rébarbatifs les métiers du numérique, et la pratique des outils associés. Et la profession ne cesse de s'en désoler.

On les comprend: devoir ingurgiter par exemple les frameworks de type J2E  est une perspective plutôt repoussante. Voir le billet A0457 sur la pénurie de développeurs.

Mais les jeunes de 20 ans qui sont prêts à mourir en mer pour arriver chez nous sont certainement plus motivés que les nôtres pour affronter les périls des design patterns et des librairies Java. Et les méthodes agiles, ils en connaissent un rayon.

Alors, ouvrons-leur  des écoles 42 qui leur délivreront ensuite des permis de travail. Dans les îles italiennes, et bien sûr aussi chez eux.

On verrait bien une telle initiative avancer en parallèle avec le plan d'électrification de l'Afrique de Jean-Louis Borloo

dimanche 17 mai 2015

A0466 Enseigner l'informatique à l'école pendant 15 ans ou pendant 48 heures de Hackathon ?

Ainsi donc, l'enseignement de l'informatique commencera au CE2.

Jusqu'au bac, ça fera juste 10 ans d'informatique. Et 15 ans par exemple pour les ingénieurs informaticiens.

Donc: imaginez un cours d'informatique qui dure 15 ans.

Je suis sûr qu'il y a en ce moment des gens bien intentionnés qui se disent:

"Bon sang mais c'est bien sûr, il faut enseigner les big data dès le CE2"

On sent bien que ça n'a pas grand  sens. Mais alors on enseigne quoi, année après année, pendant 15 ans (quinze ans).

Une piste: se caler sur les mathématiques, qui ont déjà traité le problème. On commence à apprendre à compter en petite section de maternelle, on fait les polynomes, les équations, les fonctions trigonométriques bien plus tard, et tout le monde trouve ça très naturel.

Nous avons un mal fou à imaginer la même chose en informatique.  Nous avons envie  d'enseigner la programmation objet ou la programmation logique à l'école primaire. (Si, si, je l'ai fait ...)

 Une autre piste: enseigner l'informatique selon une perspective historique et chronologique. On commence par la mécanographie: faire des comptages, des totaux, des tris, avec des cartes perforées. Ensuite, on commence à programmer, avec des câbles et des interrupteurs, comme dans les années cinquante, ensuite l'assembleur, ensuite FORTRAN, ensuite on attaque les années soixante ...

En histoire, on commence bien par l'Antiquité en 6 ème.

Ne souriez pas.

Sinon, on commence par enseigner HTML5 en CE2. Et en CM1 on fait quoi ?
Sinon, on commence le manuel ISN de terminale en CE2 ? Et on fait une option hacking en 6 ème (en parallèle avec les Lumières ?).

Dites-vous qu'aujourd'hui on n'enseigne presque plus la compilation, ni l'écriture de systèmes d'exploitation. En quinze ans, ou bien on l'enseignera à nouveau -quand- ou bien on fait quoi ?

Une autre considération, une autre approche:

Quand on enseigne l'addition et la soustraction en CP, ça sert  tout de suite aux enfants dans la vie courante. Compter ses sous, ses amis, ses images, les partager, les mettre en commun

Quelle informatique enseignée en CE2 serait tout de suite utile aux enfants de 9 ans ? Compter ses amis sur Facebook, organiser  la logistique d'un gouter en fonction de tout un tas de paramètres ? On parle bien ici de programmer, et non d'utiliser une application qui ferait le boulot. On voit bien ici qu'enseigner l'informatique suppose de  changer l'informatique, d'inventer une informatique enseignable.

Enseigner l'informatique dès le CE2 suppose de changer l'informatique.

Pourquoi pas. Sinon quoi ?

Sinon, on fait comme aujourd'hui: on enseigne le développement d'applications mobiles au dernier semestre des études supérieures, et les jeunes diplômés sont embauchés juste à cause de ça, parce qu'ils connaissent les dernières librairies ou frameworks à la mode de l'année; embauchés parce que les embauchés de l'année précédente sont déjà en retard sur l'actualité, ils sont devenus chefs de projet et gèrent les relations contractuelles avec leurs clients ou la maintenance de leur déjà vieux  code.

 Ce scénario actuel, -qui est conforté par l'injonction à l'innovation permanente, à la pédagogie par projets, aux hackathons où l'on apprend en 48h tout ce qui est nécessaire pour plaire-  ce scénario actuel est aux antipodes de la décision d'enseigner l'informatique à tous pendant 10 ans et aux informaticiens pendant 15 ans.

Alors, on fait quoi ?


jeudi 9 avril 2015

A0638 Exposés ennuyeux et publics non attentifs

Proposition A: La plupart des  exposés sont ennuyeux
Proposition B: La plupart des auditeurs consultent leur courriel ou leur smartphones pendant  les exposés

C'est évidemment la proposition B qui est la cause de la proposition A, et pas l'inverse.

Comment voulez-vous faire des projets intéressants dans la vie, faisant l'objet d'exposés passionnants, si vous n'êtes pas capable d'écouter avec un maximum d'intensité.

Commencez par écouter avec passion, et le reste vous sera donné par surcroît.

Evidemment soyez patient; ça prendra un peu de temps.


mardi 7 avril 2015

A0636 Des chercheurs qui cherchent ... on en cherche

Il paraît que De Gaulle a dit un jour:

"Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche"

Heureux temps!

Aujourd'hui, l'oiseau rare, c'est le chercheur qui cherche.

S'il est enseignant-chercheur, il a bien peu de temps pour chercher.

S'il est chercheur à plein temps, ce plein est rapidement vidé par le temps passé à monter des projets, les vendre, recruter des doctorants et postdoc, les réaliser -si peu- et communiquer les résultats, Et recommencer: trouver le bon partenaire Grand Groupe, ETI, Start-up, irlandais, belge, polonais, sans oublier les grecs, vrais champions des subventions bruxelloises .

Il est grand temps que l'on aide les chercheurs à chercher, ils aiment leur métier, alors allons-y.

Moins la recherche est libre, plus elle coûte cher.

lundi 23 février 2015

A0616 Différence entre langages impératifs et langages déclaratifs

Les langages impératifs, ce sont les langages classiques, comme Java, C#, C++, etc

Les langages déclaratifs, ce sont les langages basés sur la logique, comme PROLOG ou DATALOG, ou les langages à base de contraintes.

Dans un langage impératif, on dit ce que l'on fait

Dans un langage déclaratif, ont dit ce que l'on veut

Programmer en langage déclaratif, c'est expliquer à la cuisinière ce que l'on veut

Programmer en langage impératif, c'est faire soi-même la cuisine

99,9% des programmeurs choisissent la seconde solution.


Pour arriver à un résultat final précis pour le diner,  le langage déclaratif demande beaucoup plus de réflexion, de maîtrise, de connaissance en profondeur du domaine, d'anticipation.

Nous sommes ici dans un cas où dire est plus difficile que faire.

On peut voir aussi ce choix de presque tous les programmeurs comme une illustration  du  théorème des 15 minutes maximum de réflexion:

http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2009/10/a0018-theoreme-des-15-minutes-maximum.html

Bien sûr, comme presque personne ne programme en langage déclaratif, il existe peu d'environnements de développement, de communautés de développeurs, comme on en trouve à profusion pour les langages impératifs, ce qui est une autre bonne raison de continuer à travailler plus pour réfléchir moins.

dimanche 15 février 2015

A0612 La paye des fonctionnaires: toujours et encore des catastrophes informatiques

Voir:

http://www.lepoint.fr/economie/logiciel-de-paye-des-fonctionnaires-l-incroyable-naufrage-11-02-2015-1904058_28.php

Près de 400 millions d'euros partis en fumée dans un projet informatique.

Imaginez leur utilisation pour financer des start-up françaises ...

Ca n'est pas la première catastrophe informatique; voir mon fil:

http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/search/label/Catastrophe%20Informatique

A propos de tels naufrages, je rappelle ma position: ceci n'est pas d'abord du à l'incurie des maîtrises d'ouvrage et de la gouvernance des projets, mais à l'insuffisance de la théorie, de la pratique, bref de la nature de l'informatique. A l'évidence,  ll  faudrait, il faut,  une autre informatique pour réussir de tels projets.

Mais personne ne le dit, surtout pas la profession informatique ! Vous entendez le CIGREF, le SYNTEC, l'AFDEL, la SIF, l'INRIA sur la question ?

Non, au contraire tout va bien, l'avenir nous appartient, comme l'indique cet article paru sur les mêmes pages que le précédent:

http://www.informatiquenews.fr/techdays-2015-le-machine-learning-pour-predire-lavenir-30016

Dommage qu'ils ne prédisent pas les catastrophes informatiques.

L'informatique ne marche pas, vive le numérique !

samedi 31 janvier 2015

A0605 Pourquoi je suis déçu par l'évolution de l'informatique

J'ai commencé l'informatique il y a 47,5 ans.

Savez-vous comment il faut faire en 2015 pour pouvoir écrire en Java (le plus populaire des langages objet) des programmes qui manipulent directement une base de données SQL (le plus populaire des outils pour gérer des bases de données) ?

Savez-vous comment il faut faire dans ces conditions pour poser la question:

"retrieve all Product objects that have a price below 150.00"

Pour le savoir, allez voir ce lien:

http://www.datanucleus.org/products/accessplatform_2_2/guides/jdo/tutorial.html

(s'il vous plaît lisez jusqu'au bout)


Vous comprenez maintenant pourquoi les jeunes ne veulent pas faire de l'informatique, pourquoi il n'y a aucune sécurité sur Internet, pourquoi il y a tant de catastrophes informatiques (voir  le fil http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/search/label/Catastrophe%20Informatique 
)

Je ne suis pas complotiste, mais il y a des moments, je me demande s'il n'y a pas des gens qui font tout pour nous mettre dans cette situation.

Il y a 45 ans, Jean-Raymond Abrial nous enseignait à Grenoble son système de gestion de bases de données SOCRATE, c'était tout de même autre chose.

Donnez-moi des raisons de ne pas être déçu.

Bon, cette déception est tout de même une bonne raison pour se mettre au boulot.

Et voici le fond de ma pensée de chercheur:

http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2015/02/a0606-les-chercheurs-satisfaits-quelle.html


jeudi 1 janvier 2015

A0596 Que souhaiter en 2015 ? Des idées !

Le courage ne donne pas d'idées
Mais les idées donnent du courage

Au lieu de dire aux gens "Courage, Courage!"
Dites-leur "Idées,  Idées!"

mercredi 26 novembre 2014

A0579 A propos d'un vieux papier sur la gestion des connaissances avec IDELIANCE: peut-on supprimer les documents ? Et peut-on supprimer les applications ?

Je viens de retrouver par hasard -si, si, je vous assure, le temps défile tellement vite à l'ère numérique  ...- et de déposer sur SLIDESHARE un article écrit en 2006 qui décrivait dix ans d'expérience d'utilisation du logiciel IDELIANCE en gestion des connaissances personnelles et collectives.

Voir: http://fr.slideshare.net/Jean_Rohmer/jeanrohmer-sdc2006

Au départ, dès 1993, IDELIANCE était un PIMS "Personal Information Management System", puis est devenu un serveur  HTTP  de gestion de connaissances collectives.

Idéliance est un précurseur du Web Sémantique, et il a offert dès l'origine un environnement collaboratif d'édition et de requête de réseaux sémantique, qui n'a hélas pas trouvé d'équivalent aujourd'hui.

Il a été utilisé dans des dizaines de grandes d'entreprises, toujours par des gens "métier", et d'unités de Renseignement Militaire.

Une poignée de personnes continue de l'utiliser, car elles ne trouvent rien qui puisse le remplacer ...

Une idée radicale de Idéliance est que les réseaux sémantiques, -ou triplets Sujet / Verbe / Complément - doivent servir à remplacer les documents, et pas seulement à les décrire par des métadonnées.

On trouvera dans  http://fr.slideshare.net/Jean_Rohmer/ideliance-semantic-network-2000
 une description détaillée de la philosophie de IDELIANCE, datant de l'an 2000.

Les outils sémantiques seront des Doc Killers ou ne seront pas.

On déplore souvent l'absence d'une Killer App pour le web sémantique.

C'est une profonde erreur: les outils sémantiques doivent être au contraire des App Killers, et faire disparaître la notion d'application de même qu'ils doivent faire disparaître la notion de document.

Les outils sémantiques seront des App  Killers ou ne seront pas.

Faisons moins d’ingénierie et plus de sémantique. C'est ce que l'écosystème "Web Sémantique" a du mal à comprendre depuis bientôt 15 ans.

Bon, il va falloir se mettre à rédiger sérieusement un manifeste sémantique suffisamment révolutionnaire.




samedi 22 novembre 2014

A0578 Jeux sérieux ou travail ludique ? Adopte un décrocheur !

Une autre actualité dans le prolongement du billet A0576 (Adopte un chômeur) :


"Najat Vallaud-Belkacem lance un plan de 50 millions d'euros contre les décrocheurs".

On pourrait de même créer un jeu video "Adopte un décrocheur".

Un groupe de personnes, pendant les 2h 15 en moyenne qu'elles consacrent au jeu video, mettrait  toute leur intelligence et leur passion de la "gagne" à aider par écrans interposés un jeune à recoller au peloton.

Remarquons que ces deux jeux -Adopte un chômeur et Adopte un décrocheur" sont  des jeux sérieux au vrai sens du terme: pendant ses heures de loisirs, on fait oeuvre utile.

Alors que, dans l'usage habituel, "jeu sérieux"  fait référence à l'introduction du jeu pendant les heures de travail. C'est en fait du "travail ludique".

Jouer en travaillant ou travailler en jouant.

Remarque: NVB a, dans son entourage immédiat, un parrain tout trouvé pour son opération anti-décrocheurs, c'est le président qui nous a expliqué à la télé, que, lui, il se cramponne.

jeudi 20 novembre 2014

A0576 Jeux Video: remettons les français au travail: pour aider Pôle Emploi avec des jeux sérieux utiles

Ceci est un billet sérieux.

Ce que nous dit l'actualité:

"près de la moitié des Français (48,9 %) affirme jouer quotidiennement pour une session moyenne d’une durée de 2 h 15"

"les agent de Pôle emploi  sont débordés et s'occupent chacun de centaines de dossiers"

Une idée:

Développons un jeu video "Adopte un Chômeur", où les joueurs, s'occuperaient de suivre un demandeur d'emploi, à travers les arcanes des règlements, offres, formations, .... jusqu'au happy end.

Aux concepteurs de jeux d'imaginer de quoi rendre les joueurs accros. Un vrai défi, mais qui en vaut la peine.

On peut même imaginer que Pôle Emploi rémunère les succès, voire la simple activité de soutien.

Au lieu de bénéficier de quelques minutes mensuelles d'attention épuisée de la part de PE, le chômeur serait soutenu chaque jour par des heures de dévouement du groupe de joueurs qui l'a adopté.

On peut imaginer bien d'autres applications d'intérêt public du même genre.


mardi 18 novembre 2014

A0574 Comment trouver plus d'informations intéressantes avec Google

J'ai besoin de trouver des informations sur l'Ecole Polytechnique d'Assurances.

Si je pose la question Ecole Polytechnique d'Assurances,  je ne tombe que sur les informations institutionnelles de base: le site, bien sûr, et certaines de ses pages, les sites de répertoires d'entreprises, un ou deux sites spécialisés en assurances.

Et au bout de 4 ou 5 pages, plus rien du tout, les résultats sont dominés par "Ecole Polytechnique".

En fait, je voudrais en savoir plus par exemple sur les anciens élèves.

Si je tape Ecole Polytechnique d'Assurances anciens élèves, le résultat est encore plus décevant.

Mais si on demande:

 Ecole Polytechnique d'Assurances  Olivier

 Ecole Polytechnique d'Assurances  Nicolas

 Ecole Polytechnique d'Assurances  Alexandre

 Ecole Polytechnique d'Assurances  Marseille 

 Ecole Polytechnique d'Assurances  Bordeaux

alors là on va trouver une mine de choses intéressantes !

Essayez sur des choses qui vous intéressent, et réfléchissez pourquoi  cette manière de faire est féconde.

Nous y reviendrons...

Et nous généraliserons cela avec ce que mon ami Eric appelle le "Moulin à Questions".





samedi 1 novembre 2014

A0464 Quand les enfants inventent le langage

Juliette, trois ans et demi, observant les avancées en babillages de sa sœur Joséphine, dix mois:

"Ecoutez, elle dit des progrès !"

Une concision inouïe.

dimanche 26 octobre 2014

A0461 Ancien Régime et Révolution Numérique

J'essaie toujours de rester critique sur le Numérique, et de bien moquer les technophiles inconditionnels. Mais je pense qu'il va vraiment se passer quelque chose de très grande ampleur bientôt. Une chose qui était vraiment à bout de souffle avant la Révolution Française,c'était la complexité, l'absurdité des lois, des régimes fiscaux, de l'organisation de l'Etat, des pouvoirs locaux.

La simplification radicale de l'abolition des privilèges, l'irruption de "liberté, égalité, fraternité" ont été de radicaux "changements de technologies"
 Qui font penser à la manière dont Booking change radicalement l’hôtellerie, Uber le taxi, et peut-être demain Google l'industrie automobile.

L'échec du numérique -de l'informatique-, est patent quand il s'agit d'accompagner, pour la rendre vivable,  notre complexité actuelle des lois, des règlements, des standards, de la  protection sociale.
Pour preuve les ratés permanents et souvent désolants des applications:  Louvois (solde des militaires),  Chéops (contrôle des frontières), et ces jours-ci le calcul de la simple additions  de toutes nos retraites, et aussi le calcul  des droits rechargeables au chômage.

J'entendais la semaine dernière le patron de Google Europe et des environs dire que les maîtres mots du numérique étaient "plus simple, moins cher". Tout le contraire de notre manière de gérer nos affaires publiques: voir l'Ecotaxe.
Bonnets Rouges, vous avez dit Bonnets Rouges ?