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mercredi 26 octobre 2016

A0754 Différence entre scientiste et data scientist

Quelle est la différence entre les scientistes du 19 ème siècle et les data scientists du 21 ème siècle?


Les scientistes disaient: "on a tout découvert"

Les data scientists disent: "on va tout découvrir"


dimanche 10 avril 2016

A0721 Blockchain et Banques: différence entre informatique et numérique

On dit partout que le "blockchain" va menacer jusqu'à l'existence même des banques.

Ce qui est frappant, c'est que l'on n'a jamais dit dans les années 1960 que l'irruption de l'informatique allait leur nuire.

Au contraire, les banques furent les pionnières de l'informatisation, et dans les décennies qui ont suivi, elles furent le principal client de l'industrie informatique.

Voir en particulier le Rapport Lhermitte "Le Pari Informatique" , écrit par un haut responsable de la Société Générale en 1968, il y a 48 ans.

Et l'essor des banques n'aurait pu se faire sans leur massive informatisation.

Où est la vérité ?

Si le Blockchain détruit les banques, alors on est vraiment entré dans une ère nouvelle ...

jeudi 23 avril 2015

A0640 Les latinistes peuvent aller se faire voir chez les grecs

La presse : "De moins en moins d'enseignement des langues réputées difficiles au collège: latin, grec, allemand"

Pour les Romains, le latin était la langue de la mondialisation et du commerce.
Comme l’anglais aujourd’hui.
Pour les choses importantes comme la culture et la philosophie, les Romains utilisaient le grec. 
Quel est notre grec ?

Bon, je vais aller m'inscrire au Running at Work

mardi 24 février 2015

A0617 La Science à l'Ecole ... des Fans

De mon temps, lors des séminaires, les chercheurs s'engueulaient.

De nos jours, ils s'applaudissent.

Il faut dire qu'entretemps les grands labos ont créé des Directions de la Communication, qui produisent et publient de la  video à tour de bras.

Attendons-nous à ce que l'Institut décerne un Prix Guy Debord.

vendredi 13 février 2015

A0611 L'intérêt ancien de l'armée américaine pour le web sémantique

Un papier tout à fait visionnaire de juin 2001 (5 mois avant le 11 septembre toutefois):


"Warrior Knowledge Network and the Semantic Web"


 C'est vraiment une très belle réflexion sur le lien entre gestion des connaissances, fusion d'informations, organisation apprenante et outils sémantiques.

Egalement de la même époque:

"Semantic Web Applications for Modeling and Simulation"

http://www.daml.org/2001/07/dmso-applications/semantic-web-071101.pptique

Plus technique et orienté modèles et standards, et où il est rappelé que les ontologies au sens OWL etc ont, tout comme Internet, une forte ascendance du côte de la DARPA, puisque OWL vient de DAML qui signifie DARPA Agent Model Language.

Tout cela écrit il y a près de 15 ans.

Pour avoir travaillé en Europe sur des applications très semblables, je peux dire que leur réalisation est très très très difficile, essentiellement parce qu'elles demandent énormément de temps, de ressources humaines, de compétences, de réflexion, de continuité, de persévérance, toutes denrées rares dans notre monde contemporain. (Voir à ce sujet le théorème des 15 minutes maximum de réflexion: http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2009/10/a0018-theoreme-des-15-minutes-maximum.html )

Voyez le projet européen de l'EDA  OSEMINTI, que j'avais conçu et dirigé. Ça avait à peu près marché, ça a été expérimenté, je ne sais pas si la mise en oeuvre s'est poursuivie.

En tout cas, ce qui est amusant, c'est que les grandes visions et proclamations sur le pouvoir de la sémantique mise entre les mains des institutions de défense ont été assez efficaces pour alimenter un fort réseau de protestations, souvent risibles compte-tenu de la réalité, essentiellement en Espagne, comme en  témoignèrent les discussions autour de OSEMINTI, dont on trouve encore la trace sur Google en cliquant ici.




lundi 17 novembre 2014

A0573 Invitation Table-Ronde avec les auteurs du Livre "Des Tabulatrices aux Tablettes"

 A l'occasion de la sortie de l'ouvrage collectif que j'ai dirigé:

"Des Tabulatrices aux Tablettes, la longue marche des systèmes d'information vers l'ère numérique"

http://www.collection-cigref.org/des-tabulatrices-aux-tablettes/

http://www.amazon.fr/Des-tabulatrices-tablettes-Jean-ROHMER/dp/2363670213


Cela serait un plaisir de vous retrouver le 24 Novembre  à 18h au
Pôle  Léonard de Vinci, pour une table-ronde avec les auteurs, et au
cocktail qui suivra.

INSCRIPTION (obligatoire):

http://www.esilv.fr/rencontre-avec-les-auteur-de-louvrage-des-tabulatrices-aux-tablettes-le-24-novembre-a-18h/

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dimanche 9 novembre 2014

A0467 Entreprises et Numérique: un long chassé-croisé

Dans la lignée du livre "Des Tabulatrices aux Tablettes", (Editions Cigref-Nuvis) il est intéressant d'étudier au fil des années les positions relatives de l'informatique et de l'entreprise. Voici un début d'analyse.

On constate des aller-et retours permanents: l'informatique se développe ou innove  alternativement à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise.


Epoque de la mécanographie:

Le traitement de l'information se développe à l'intérieur des entreprises

Seconde guerre mondiale

L'informatique progresse dans les laboratoires  scientifiques américains pour le projet Manhattan

Fin des années 1950, début des années 1980

L'informatique entre  doucement dans l'entreprise puis s'y développe avec vigueur

Arrivée des ordinateurs personnels (Apple, Atari ...)

L'informatique innove  chez les particuliers 

IBM PC

Les postes de travail informatiques et les architectures client-serveur se développent en entreprise

Internet

Zone mixte: les serveurs d'applications se multiplient dans les entreprises  pour des utilisateurs qui se multiplient encore plus dans le grand-public


Mobiles, Tablettes, Bracelets 

Les données naissent hors de l'entreprise


Big Data

Les entreprises rapatrient les données et les valorisent

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Cette observation d'un seul paramètre  ("où l'informatique se renouvelle-t-elle, se développe-t-elle) ne concerne qu'un facteur parmi les centaines d'autres du système complexe "numérique". Mais ce qui est notable, c'est que ce paramètre oscille en permanence entre dedans - dehors, avec une périodicité imprévisible. Qui peut dire comment ce paramètre évoluera dans les dix prochaines années ?



lundi 3 novembre 2014

A0465 Différence entre Intelligence Artificielle et Algorithme

On me pose la question suivante:

"Quand faut-il parler d'Intelligence Artificielle, quand faut-il parler d'algorithmes?"

Par exemple à propos du système IBM "Watson" qui a gagné le jeu de télévision Jeopardy.

Un début de réponse:

Un algorithme, c'est la description précise d'un enchaînement prédéfini  d'opérations pour résoudre un problème précis sur des données précises.
Par exemple trouver le plus court chemin dans un graphe, inverser une matrice, résoudre un système d'équations aux dérivées partielles.
Un "vrai, bon" algorithme est "rapide": il doit trouver une solution plus vite que la manière stupide qui consiste à examiner toutes les solutions possibles et ne retenir que celles qui marchent. Par exemple, pour trier un ensemble de N nombres, on ne va pas générer toutes les combinaisons possibles pour ne retenir que celle qui est dans le bon ordre.

IL N'EXISTE PAS BEAUCOUP D'ALGORITHMES !!! Pour la plupart des problèmes de la vie réelle, il n'y en a pas. En général parce que l'on ne sait pas les ramener à une description précise, et que l'on ne sait pas les résoudre de manière prédéfinie.

On ne trouve pas souvent de nouveaux algorithmes importants. La plupart des progrès sur les algorithmes consistent à améliorer leur vitesse de manière "epsilonesque" (style "battre le record du monde").  Ce qui change aujourd'hui, c'est la quantité de données disponibles et la puissance des machines. Par exemple, le "big data" utilise des algorithmes vieux de dizaines d'années.

Si on appelle "intelligence artificielle" la capacité d'une machine à reproduire la manière dont nos cerveaux résolvent des problèmes, on peut dire que:

-- notre cerveau n'exécute pas d'algorithme, il est trop lent pour ça. (1 mètre par seconde dans les neurones ...)
-- il faut distinguer -en simplifiant- deux types de fonctionnements de notre intelligence:

D'une part,  reconnaître un visage, une scène: tout est réalisé sans algorithme par la simple traversée du réseau de neurones et de leurs connexions depuis la rétine jusqu'aux zones corticales de la vision (parfois beaucoup moins de 100 millisecondes. Ici, aucun raisonnement, aucune connaissance consciente.
D'autre part,  rédiger une proposition commerciale. Là, on va raisonner, utiliser des connaissances sur nos produits, la concurrence, le client. On va enchaîner des connaissances. C'est une activité intelligente qui peut durer des jours.

La "vieille IA" s'intéresse à ce dernier cas, ce qu'on appelait les "systèmes experts": on faisait des systèmes experts d'aide à la construction de devis, par exemple. On PASSAIT DES MOIS  à discuter avec de bons commerciaux ou technico-commerciaux pour qu'ils expliquent leurs règles de raisonnement, que l'on représentait ensuite en machine, là où un "moteur d'inférence" (un programme) essayait de les enchaîner pour construire un bon devis.

La "nouvelle IA" s'intéresse plutôt au premier cas (la reconnaissance d'image) en travaillant par "apprentissage automatique". Par exemple si on veut faire un système qui décide si une personne sourit ou pas, on va montrer à la machine des centaines de milliers de photos de visages (voire des millions), avec pour chacun l'indication "sourit" ou "ne sourit pas", on va en plus lui montrer ces photos en boucle PENDANT DES MOIS -vraiment!- pendant lesquels la machine va essayer de trouver UNE formule mathématique (en procédant un peu à tâtons avec l'aide de la statistique) qui, au vu d'une image, répondra en quelques millisecondes si c'est un sourire ou pas. On dit qu'on entraîne la machine, que la machine apprend la formule.

On voit que:

-- ces deux IA n'ont strictement rien à voir entre elles (sauf LES MOIS PASSES en amont !!!)

-- dans les deux cas, les algorithmes sont très loin de la résolution du problème précis, ce sont des "rouages internes" dans les soutes.

Dans la nouvelle IA, l'algorithme est celui du processus d'affinage progressif de la formule à apprendre, pendant des mois (optimisation, analyse numérique)

Dans la vieille IA, l'algorithme est celui du moteur d'inférence qui essaie de trouver un fil de raisonnement, un chemin, entre un problème et une solution, via un ensemble de règles de connaissances élémentaires (un peu comme on construit une démonstration de théorème)

Mais aujourd'hui, le mot "algorithme" est subitement devenu à la mode dans les media, style "l'algorithme de Google, de Amazon, de la NSA, l'algorithme de Watson / Jeopardy".  (Dans l'idée de big brother, formule magique qui nous dépasse concoctée par les maîtres du monde, pour dramatiser aux yeux du bon peuple)

Pour revenir à la question du début, il y a peu d'algorithmes, on n'en trouve pas souvent de "révolutionnaires", et, vis à vis de l'IA, ils jouent des rôles "dans les soutes", l'essentiel de l'intelligence venant des CONNAISSANCES que l'on apporté pendant des mois au système, soit en collectant PENDANT DES MOIS des connaissances auprès d'humains, soit en montrant de manière répétée PENDANT DES MOIS à la machine "ceci est un sourire" "ceci n'est pas un sourire" (ce qui sont aussi des connaissances humaines)

Quand au  système Watson, c'est tout sauf un algorithme, c'est un "système complexe" qui mélange de manière très sophistiquée LES DEUX TYPES D'IA (l'ancienne et la nouvelle) , et qui a mis des centaines d'hommes/années à être mis au point pour gagner le jeu (et qui n'a pas encore prouvé sa capacité -sans d'autres centaines d'H/an-  à résoudre de vrais gros problèmes, comme le diagnostic médical).

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mardi 28 octobre 2014

A0463 Vient de Paraître: Des Tabulatrices aux Tablettes: la longue marche des systèmes d'information d'entreprise vers le numérique

C'est le titre d'un ouvrage collectif que j'ai dirigé, et qui vient de paraître.

Voir:

http://www.nuvis.fr/#!product/zoomx82/2928513941/des-tabulatrices-aux-tablettes

http://www.amazon.fr/Des-tabulatrices-tablettes-Jean-ROHMER/dp/2363670213

En quelques mots:

Cet ouvrage nous fait découvrir comment le numérique a mis un siècle pour conquérir le cœur de l'entreprise: 100 ans de comptabilité automatisée, 40 ans de conception assistée par ordinateur, 20 ans d'internet, 10 ans de Facebook, 4 ans de tablettes, et demain... ? Via les algorithmes, les langages de programmation, les processus,  les ERP, le Management et aussi le  Knowledge Management, les Réseaux Sociaux,  comprenons comment s'est jouée chacune de ces étapes décisives.
Quel meilleur moyen pour imaginer les prochaines années que de profiter des analyses et des témoignages des acteurs du numérique: directeurs des systèmes d’information, journalistes,  théoriciens,  chercheurs, éditeurs de logiciels, constructeurs informatiques,  grands utilisateurs, consultants.

Autant d'invitations à la réflexion nous permettant de saisir  comment technologie et entreprise ne cessent et ne cesseront de s’influencer mutuellement,  au gré des périodes glorieuses, des crises, et des mutations.


SOMMAIRE


Introduction - Jean Rohmer

Première partie : UNE LONGUE HISTOIRE RECENTE

1910-2010 : un siècle de systèmes d’information - Pierre Berger
Une très vieille science, l’informatique - Maurice Nivat
Quarante ans après : une relecture de “L’homme informatifié” - Jean Rohmer
Une approche historique : le numérique en ingénierie chez PSA Peugeot-Citroën - Jean-Jacques Urban-Galindo

Deuxième partie : L’ENTREPRISE PRODUCTEUR ET UTILISATEUR DE L’INFORMATIQUE

Des vieilles applications aux nouveaux processus - Michel Volle
L’industrialisation du logiciel à l’aube du XXIe siècle - Guy Lapassat
Mise en place d’un ERP : projet informatique ou projet d’entreprise ? - Jean-Claude Vannier
Les managers de l’entreprise numérique - Bruno Menard

Troisième partie : RESEAUX DE CONNAISSANCES

Entreprise 2.0 et réseaux sociaux - Alain Garnier
Gestion des grands projets dans l’Extreme Computing - Sophie Houssiaux
Le “Knowledge Management” dans les entreprises et les organisations : à la recherche de l’humain perdu - Eunika Mercier-Laurent

Conclusion - Jean-Hervé Lorenzi

dimanche 26 octobre 2014

A0461 Ancien Régime et Révolution Numérique

J'essaie toujours de rester critique sur le Numérique, et de bien moquer les technophiles inconditionnels. Mais je pense qu'il va vraiment se passer quelque chose de très grande ampleur bientôt. Une chose qui était vraiment à bout de souffle avant la Révolution Française,c'était la complexité, l'absurdité des lois, des régimes fiscaux, de l'organisation de l'Etat, des pouvoirs locaux.

La simplification radicale de l'abolition des privilèges, l'irruption de "liberté, égalité, fraternité" ont été de radicaux "changements de technologies"
 Qui font penser à la manière dont Booking change radicalement l’hôtellerie, Uber le taxi, et peut-être demain Google l'industrie automobile.

L'échec du numérique -de l'informatique-, est patent quand il s'agit d'accompagner, pour la rendre vivable,  notre complexité actuelle des lois, des règlements, des standards, de la  protection sociale.
Pour preuve les ratés permanents et souvent désolants des applications:  Louvois (solde des militaires),  Chéops (contrôle des frontières), et ces jours-ci le calcul de la simple additions  de toutes nos retraites, et aussi le calcul  des droits rechargeables au chômage.

J'entendais la semaine dernière le patron de Google Europe et des environs dire que les maîtres mots du numérique étaient "plus simple, moins cher". Tout le contraire de notre manière de gérer nos affaires publiques: voir l'Ecotaxe.
Bonnets Rouges, vous avez dit Bonnets Rouges ?

jeudi 9 octobre 2014

A0546 Le numérique nous rendra-t-il trans humains ou très humains ?

Il y a vingt ans, j'avais créé une entreprise (dénommée Dallas puis Idéliance) dont le slogan était "Amplificateurs d'Intelligence".

Le numérique au service de l'intelligence humaine.

Aujourd'hui, la "singularité" nous promet -pour dans vingt ans- une  intelligence artificielle extra-corporelle, in silico, plus puissante que l'intelligence humaine, et sans cesse plus puissante.

Le numérique nous rendra-t-il trans humains ou très humains ?

La question est en tout cas posée.

NB: ce qui est bien avec la singularité, c'est que depuis vingt ans, ça ne change pas: tous les ans, c'est pour dans vingt ans.

C'est ça le transhumanisme, l'immortalité: on a tous les jours vingt ans. What else?

samedi 4 octobre 2014

A0545 Les grands penseurs du passé et l'informatique

On se surprend souvent à dire:

"Ah, si Saint Augustin, Spinoza, ou Descartes, ou Leibniz ... avaient connu l'informatique "

Mais on se garde en général de dire:

"Quelle chance que, de nos jours, nos grands penseurs X ou Y ou Z vivent dans ce monde où ils sont contemporains des ordinateurs, de la programmation objet, du big data ..."

Cherchez l'erreur!

Plusieurs solutions:

-- il est difficile d'identifier nos X, Y, Z à Saint Augustin, Spinoza, ou Descartes, ou Leibniz

-- nous avons bien de grands personnages X, Y et Z, mais qui ne semblent pas entrer en résonance avec notre informatique. C'est bien la preuve que cette informatique est fort limitée dans son génie propre

-- mais non, si Saint Augustin, Spinoza, ou Descartes, ou Leibniz avaient connu l'informatique, ils n'en auraient rien fait, à part envoyer des SMS du genre  "je suis dans la diligence, on a été attaqués, j'aurai deux jours de retard"

En fait, ce à quoi je dois rêver implicitement, c'est sans doute que si Saint Augustin, Spinoza, ou Descartes, ou Leibniz  avaient connu l'informatique, ils auraient eu le génie d'en faire quelque chose de beaucoup mieux que ce que nous en connaissons aujourd'hui.

jeudi 18 septembre 2014

A0524 Egalité des sexes au Lycée et théorie du genre: une leçon des années 30

J'ai rencontré hier une merveilleuse dame de 97 ans.

Elle m'a raconté des choses tellement incroyables que l'on ne les trouve pas sur Google.

Dans les années 1930, il existait dans certains lycées une catégorie d'élèves dits "élèves amateurs".

L'expression est déjà fort sympathique.

Il s'agissait en général de jeunes filles de bonne famille  qui ne se destinaient pas à exercer une quelconque activité professionnelle, mais que l'on acceptait au lycée, et qui suivaient tous les cours, à l'exception des cours de maths, physique, chimie.

Je trouve l'idée  très rafraîchissante.  Elle témoigne d'une souplesse, d'une liberté d'esprit dans l'organisation de la vie scolaire, d'une volonté de favoriser la diversité, le vivre ensemble, d'une individualisation des parcours éducatifs, d'une réflexion radicale sur la théorie du genre, que l'on a peine à imaginer de nous jours.

Ce qui me semble également important, c'est que je n'arrive pas à trouver la moindre trace de cette réalité passée sur Google. Insoutenable légèreté du numérique.

Combien d'aspects de la vie de nos mères et de nos grand-mères, qui nous ont élevés et influencés, restent ainsi à l'extérieur de nos disques durs. Il nous manque vraiment les bons outils de gestion des connaissances. Inventons-les!

dimanche 13 avril 2014

A0454 Un million de fois plus de mémoire, et après ?

Avec juste 1 million de fois plus de mémoire sur mon ordinateur personnel qu''il y a 40 ans
(Intel 4004, opérations sur 4 bits,  12 bits d'adresse,  4 Kilo Octets de mémoire)
 Je ne suis pas sûr de pouvoir mieux programmer
Cherchez l'erreur

dimanche 9 mars 2014

A0445 Le Cloud n'est pas né de la dernière pluie

Dans les années soixante, on faisait déjà du cloud, on appelait ça le “service bureau”
Dans les années soixante, on faisait du cloud parce qu’il n’y avait pas assez d’ordinateurs
Maintenant on fait du cloud parce qu’il y en a trop

mardi 3 décembre 2013

A0433 Publicité MININGADESIGNS Bijoux réalisés avec perles et amulettes anciennes

http://www.miningadesigns.com/

Ce sont des bijoux réalisés artisanalement à partir de perles et d’amulettes anciennes chinées dans le monde entier

Au moins deux points communs avec ce blog:

Plexus = enchevêtrement, collier, tissage ...

Calx = cailloux, pierres ...

mardi 27 août 2013

A0412 La femme de Jésus était sur Meetic

Annonce à la télé d'une émission vendredi prochain sur un manuscrit du 4ème siècle qui évoque "La femme de Jésus":
"Cette émission vous est proposée par Attractive World, site de rencontre pour célibataires exigeants"

Comme dirait Michel Onfray:

"Jésus n'a jamais existé, et en plus il avait une femme"


samedi 13 avril 2013

A0380 L'informatique pour les nuls: rien ne ressemble à l'informatique, parce qu'en informatique tout se ressemble

La numérisation du monde, c'est quelque chose de vraiment inédit, dont il faut bien prendre conscience.

Tous les dispositifs numériques, qui s'accroissent de plusieurs milliards d'individus par an, sont tous faits de la même manière, et de la même matière: des machines de Von Neumann à programme enregistré en mémoire, manipulant et échangeant des informations binaires (digitales, numériques: tout ça c'est pareil).

C'est un peu comme si, sur un chantier de BTP, tous les corps de métier utilisaient exactement les mêmes outils, les mêmes machines, les mêmes matériaux.
Comme s'il n'y avait qu'une seule sorte de tuyaux dans une usine, pour transporter l'eau, l'énergie, le fuel, les gaz, les bulletins de paye et les déchets de la cantine.
Comme si, dans un réseau routier, celui qui sait poser le macadam faisait le même métier que celui qui est au péage, et que les motards de la route, et que les chauffeurs routiers, chacun utilisant les mêmes outils de travail, les mêmes matériaux. Pas de différence entre un billet de 10 euros, une bétonnière, une go-fast, et  la cargaison de la go-fast.

Comment voulez-vous y comprendre quelque chose, quand tout est ainsi totalement mélangé, indifférencié, égalitarisé par construction, par essence ?
Comment voulez-vous établir des politiques de sécurité, d'intimité, de droit, dans un univers où tout le monde circule habillé de noir et de blanc en pédalant sur le même petit vélo de Von Neumann?

Dans notre vie quotidienne, ce sont les mêmes pixels du même écran qui nous figurent un théorème de mathématiques, une publicité pour les côtes de porc, les carnets de Léonard de Vinci, un courriel de rupture ou la feuille d'impôts de Cahuzac.

Voilà la cause première de toutes les catastrophes informatiques.

Plus que du Génie Logiciel, la soupe numérique a besoin d'une Genèse.

En se rappelant  la formule de Jean-Claude Lévy:

"Les informaticiens ont réussi à inventer le désordre sans espace"

on trouvera bien des circonstances atténuantes à ces simples mortels.


samedi 15 décembre 2012

A0323 Jean Kuntzmann Pionnier du Numérique en France

Hier, Grenoble fêtait les 100 ans de la naissance de Jean Kuntzmann:

 On y reviendra. Juste deux citations:

Un enfant n'est pas un petit homme
C'est un petit d'homme

Conseils à un jeune chercheur:
Ne recherchez ni l'argent ni la gloire
Efforcez-vous simplement de faire du bon travail
Le reste viendra par surcroît

Il avait également édité une petite brochure à l'usage des futurs chercheurs, qui donnait des  définitions limpides  des trois étapes de l'époque:

-- DEA (équivalent de notre Master Recherche): Un chercheur  vous donne une tâche utile à la poursuite de ses travaux

-- Thèse de 3ème Cycle: Vous enrichissez  à votre manière  des travaux de recherche confirmés

-- Thèse d'Etat: Vous inventez quelque chose

N.B. Depuis, on a supprimé la thèse d'état