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vendredi 29 avril 2016

A0727 Critique des normes et standards en informatique

En informatique, on appelle normes ou standards
Les choses dont on aimerait bien se débarrasser 
Mais dont on ne peut pas se passer


vendredi 11 mars 2016

A0718 Le Bêtisier du Big Data

Quand un sujet est à la mode,  l'avantage c'est qu'il remet d'actualité toutes les tartes à la crème que nous adorons depuis 40 ans. Comme en témoignent deux articles récents:

D'abord, le célèbre "Pour que votre projet réussisse, il doit avoir le soutien de la Direction Générale".

http://www.larevuedudigital.com/2016/03/07/big-data-nagissez-que-si-vous-avez-un-sponsor-pour-le-patron-big-data-dauchan/

Vous en connaissez, vous, des projets qui marchent bien quand le PDG leur est farouchement opposé?

Et le tout aussi fameux: "Nos outils permettent d'abattre les silos d'information".

http://www.larevuedudigital.com/2016/03/07/briser-les-silos-est-imperatif-avec-le-big-data-pour-le-president-du-conseil-national-du-numerique/

Là on dit plutôt: "le Big Data c'est magique, il faut juste commencer par tout changer dans votre système d'information".

C'est ballot, le Big Data arrive, et les applications qui gèrent les données depuis 40 ans ont été construites avec des outils et méthodes -qui ont eu leur heure de buzz en leur temps-  qui rendent bien difficiles les projets de Big Data.

La solution, selon cet article, c'est de créer le poste de Chief Experience Officer, le CXO.

C'est une bonne idée, si, par Experience, on entend la capacité de tirer les leçons du passé. Mais apparemment le sens du mot a récemment changé, l'expérience est devenue une promesse.



jeudi 18 février 2016

A0711 Vous avez dit Agile ?

-- Vous voyez, avec la méthode Agile, nous sommes à l'écoute permanente des utilisateurs, nous développons très vite pendant deux ou trois heures, nous montrons à l'utilisateur, et si ça ne lui plaît pas, nous modifions dans la foulée, et hop!
-- Et vous pourriez aller jusqu'à modifier le modèle de données ?
-- Le quoi ?

dimanche 22 novembre 2015

A0706 Imaginer une autre informatique : Conférence à l'Institut Fredrik Bull le 8 décembre 2015

Pour participer à cette conférence, s'adresser au Délégué Général de l'Institut Bull, Juliette Arnould:

juliette.arnould@atos.net

J'y tenterai une synthèse de ma vision de l'informatique et de son évolution.


La prochaine séance du groupe "Traitement de l'information dans les systèmes complexes" se déroulera au Pôle Universitaire Léonard de Vinci, à Paris La Défense, le mardi 8 décembre de 9h30 à 12h30. Le repas qui suivra sera servi au restaurant des professeurs.
 
"Imaginer une autre informatique".
 
A l’heure du numérique triomphant, quelle idée étrange que de vouloir imaginer une autre informatique … 
 
Ce paradoxe découle d’un autre paradoxe : alors que « tout change » avec le numérique, les principes de l’informatique ont, eux, très peu changé depuis une cinquantaine d’années, depuis qu’elle s’est développée dans les années cinquante et le début des années soixante.
Ce qui a changé, c’est la miniaturisation exponentielle du matériel :
processeurs, mémoires, capteurs. Mais du côté des langages de programmation, des bases de données, des systèmes d’exploitation, presque rien ne bouge conceptuellement, hors un changement d’échelle de leur déploiement « logistique » sur des millions ou milliards de dispositifs matériels. 
Le logiciel court sans cesse derrière le matériel, et il est communément admis qu’Internet, le Web et les grandes applications informatiques sont un entassement dans l’urgence de couches de programmes plutôt mal bricolées. 
 
Avec bien des conséquences négatives en termes de rigidité, de sécurité, de coûts et délais, d’échecs ruineux, et du peu d’appétences des jeunes générations à embrasser ces métiers.
Donc -au moins pour le plaisir- imaginons autre chose. Plus de sémantique et moins d’ingénierie. Moins de modélisation figée et plus d’émergence à partir des données et de leur usage. Moins de distance entre le langage naturel et les langages informatiques. Moins d’ignorance voire de mépris pour les langages réellement de haut niveau que furent LISP, APL, PROLOG. Des systèmes d’information dont l’essence soit tout simplement de contenir des informations -au sens humain- et non d’administrer des morceaux de programmes et des zones de mémoire ou d’écrans. Des systèmes d’information qui possèdent en interne -et non dans des documentations extérieures jamais à jour- la description sémantique de ce qu’on leur demande de faire. La création d’une nouvelle informatique enseignable, plutôt que de nouveaux enseignements de l’informatique".
 
Pour illustrer ces bonnes intentions, j'évoquerai quelques réalisations : passées, comme le logiciel de gestion des connaissances IDELIANCE,  présentes, comme un prototype de ce qui sera appelé le « Calcul Littéraire », et futures, vers le « Calcul Cognitif » ".

mardi 17 novembre 2015

A0702 Encore une catastrophe informatique à 350 millions d'euros

 Voir: http://www.silicon.fr/echec-projet-sap-coute-345-millions-euros-dhl-131307.html

Et tout ça doublement chez nos amis allemands: SAP + Deutsche Post. Avec IBM comme intégrateur.

 Le client le plus sérieux + le logiciel le plus sérieux + l'intégrateur le plus sérieux.
=
La plus belle catastrophe

Une preuve de plus qu'il faut changer bien des choses dans la manière de réaliser des systèmes d'information.

Que les slogans "droit dans ses bottes" du genre "la bonne information à la bonne personne au bon moment" ne marchent pas.

Il faut plus de sémantique,  plus d'émergence et moins d'ingénierie, moins de modélisation.

Il faut oser explorer de nouvelles voies, faire radicalement autrement.

C'est ce que nous essayons bravement avec le "Calcul Littéraire".

Voir : http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2010/12/a0136-litteratus-calculus-lecon-numero.html

dimanche 15 novembre 2015

A0700 L'innovation par l'ignorance

-- Vous vous rendez compte, les jeunes n'ont aucune idée de comment marche leur smartphone ou bien le moteur de Google
-- Moi ça me rassure; comme ça ils ont bien plus de chances d'inventer une informatique différente

A0699 L'emploi des docteurs d'université dans les entreprises

--C'est terrible et stupide ce quasi-refus des entreprises d'embaucher des docteurs d'université
--Mais moi je constate l'inverse, dans mon secteur
--Quel secteur ?
--L'Informatique.
--Ah oui, mais là  c'est différent, il y a un tel manque de compétences  qu'ils embauchent à peu près n'importe qui.

lundi 9 novembre 2015

A0698 Les langages orientés objet ne sont pas assez sémantiques et c'est dramatique

A première vue, c'est sympathique: avec les langages orientés objet on modélise le monde en définissant des classes d'objets, qui déclarent les attributs des objets, formant des triplets ou prédicats de fort bon goût:

Paul.age = 43
Pierre.chef = Paul

Un bon matériau pour installer toutes les capacités de la programmation logique ou des réseaux / graphes sémantiques.

Mais bien sûr il n'en est rien. Demander par exemple la liste de toutes les personnes ayant 43 ans, qui pourrait s'écrire: (détails de syntaxe mis à part)

X Classe Personne
X age 43

est hors de question   (Ça m'intéresserait d'ailleurs bien de savoir comment on fait en pratique ... Ce que j'ai vu d'approchant dans des codes industriels est une pure horreur, mais il y a surement des experts en élégance !)

Un autre  malheur est que, pour animer tout ces objets, il faut d'une part construire des objets et d'autre part leur appliquer des méthodes, ceux deux choses ayant la forme d'une simpliste suite de paramètres:

Objet.Methode (P1, P2, P3, P4)

 ou

Classe (P1,P2,P3)

Cela est d'une pauvreté innommable, - c'est le moins qu'on puisse dire.

La sémantique des différents paramètres n'est donnée que par leur position dans la liste..., donc par une information  connue de la seule tête du programmeur et totalement absente du code du programme. Au moins en COBOL chaque zone de données avait un nom.

Le minimum quand même serait que les appels de méthodes ou de constructeurs soient considérés comme des objets eux-mêmes, dans lesquels on dirait de manière articulée et exploitable que le premier paramètre est la  pression de tel tuyau, le second le prix d'achat d'un kilo de sel, le troisième le nom du cheval, etc ... (auquel cas l'ordre n'aurait évidemment aucune importance, alors qu'il est la clé de tout ici)

Les paramètres ont bien un nom à l'intérieur, mais pas à l'extérieur . Or, comme chacun sait depuis les années 1960, la clé du génie logiciel est la description externe et non interne des entrées et sorties d'un module ou composant.

Comme illustration de ces exigences minimales non satisfaites, voilà ce que disent les premières pages d'un cours Java  à nos chères têtes blondes pour leur faire aimer l'informatique, -pardon le "codage"-:

Attention il vous faudra respecter scrupuleusement l'ordre des paramètres passés lors de l'initialisation de votre objet : sinon, c'est l'erreur de compilation à coup sûr ! Ainsi :
//L'ordre est respecté -> aucun souci
Ville ville1 = new Ville("Marseille", 123456789, "France");
//Erreur dans l'ordre des paramètres -> erreur de compilation au final
Ville ville2 = new Ville(12456, "France", "Lille");

Dans cette lamentable absence  de sémantique dans les langages orientés objet (utilisés dans 95% des applications actuelles) se  trouve la source:

-- de la répulsion croissante des jeunes pour la programmation
-- de l'éternelle "crise du logiciel" (expression créée en  1968 par Edsger Dijkstra) et des catastrophes informatiques et financières qui en découlent
-- de l'extrême difficulté de passer d'une spécification en langage naturel à un codage informatique. (et de l'impossibilité totale d'effectuer le chemin inverse ...)

NB: l'extrait ci-dessus vient d'un endroit où vous trouverez bien d'autres passages désopilants ou repoussants:

https://openclassrooms.com/courses/apprenez-a-programmer-en-java/votre-premiere-classe

(trouvé en tête des résultats Google hors publicité)

Il y a des jours où je me dis  que les langages de programmation usuels sont manipulés par une bande de complotistes  ennemis du progrès technique.
.






mardi 22 septembre 2015

A0691 Comment maîtriser les délais dans les projets

Je reçois le programme d'une rencontre pour le lancement de nouveaux projets.

Extrait:

11:00:00 Émergence de projets : proposez vos idées et trouvez des partenaires !
11:20:00 Présentation de compétences et de nouveaux membres
12:18:00 Cocktail déjeunatoire networking
13:48:00 FIN

Vous aurez compris qu'il s'agit d'une rencontre de Génie Logiciel


lundi 14 septembre 2015

A0689 La vie quotidienne de l'ingénieur numérique

Discussion avec un jeune sorti de Supélec il y a deux ans.
Il travaille dans une très grande société très high-tech.

--Vous faites de l'informatique dans votre travail?

--Oui

--Vous développez en quoi ?

--C et C++

--C'est bien!

--En fait, non je ne développe pas en C C++ mais en Matlab

--C'est bien!

--En fait, non, je ne développe pas en Matlab, mais en Simulink,  à l'écran je connecte juste des boites toutes faites  avec des flèches

--C'est bien !

En fait, non, je suis un peu déçu, je fais des trucs pour des fusées, des satellites, mais je passe mes journées devant mon écran à connecter des boites avec des flèches.

dimanche 17 mai 2015

A0466 Enseigner l'informatique à l'école pendant 15 ans ou pendant 48 heures de Hackathon ?

Ainsi donc, l'enseignement de l'informatique commencera au CE2.

Jusqu'au bac, ça fera juste 10 ans d'informatique. Et 15 ans par exemple pour les ingénieurs informaticiens.

Donc: imaginez un cours d'informatique qui dure 15 ans.

Je suis sûr qu'il y a en ce moment des gens bien intentionnés qui se disent:

"Bon sang mais c'est bien sûr, il faut enseigner les big data dès le CE2"

On sent bien que ça n'a pas grand  sens. Mais alors on enseigne quoi, année après année, pendant 15 ans (quinze ans).

Une piste: se caler sur les mathématiques, qui ont déjà traité le problème. On commence à apprendre à compter en petite section de maternelle, on fait les polynomes, les équations, les fonctions trigonométriques bien plus tard, et tout le monde trouve ça très naturel.

Nous avons un mal fou à imaginer la même chose en informatique.  Nous avons envie  d'enseigner la programmation objet ou la programmation logique à l'école primaire. (Si, si, je l'ai fait ...)

 Une autre piste: enseigner l'informatique selon une perspective historique et chronologique. On commence par la mécanographie: faire des comptages, des totaux, des tris, avec des cartes perforées. Ensuite, on commence à programmer, avec des câbles et des interrupteurs, comme dans les années cinquante, ensuite l'assembleur, ensuite FORTRAN, ensuite on attaque les années soixante ...

En histoire, on commence bien par l'Antiquité en 6 ème.

Ne souriez pas.

Sinon, on commence par enseigner HTML5 en CE2. Et en CM1 on fait quoi ?
Sinon, on commence le manuel ISN de terminale en CE2 ? Et on fait une option hacking en 6 ème (en parallèle avec les Lumières ?).

Dites-vous qu'aujourd'hui on n'enseigne presque plus la compilation, ni l'écriture de systèmes d'exploitation. En quinze ans, ou bien on l'enseignera à nouveau -quand- ou bien on fait quoi ?

Une autre considération, une autre approche:

Quand on enseigne l'addition et la soustraction en CP, ça sert  tout de suite aux enfants dans la vie courante. Compter ses sous, ses amis, ses images, les partager, les mettre en commun

Quelle informatique enseignée en CE2 serait tout de suite utile aux enfants de 9 ans ? Compter ses amis sur Facebook, organiser  la logistique d'un gouter en fonction de tout un tas de paramètres ? On parle bien ici de programmer, et non d'utiliser une application qui ferait le boulot. On voit bien ici qu'enseigner l'informatique suppose de  changer l'informatique, d'inventer une informatique enseignable.

Enseigner l'informatique dès le CE2 suppose de changer l'informatique.

Pourquoi pas. Sinon quoi ?

Sinon, on fait comme aujourd'hui: on enseigne le développement d'applications mobiles au dernier semestre des études supérieures, et les jeunes diplômés sont embauchés juste à cause de ça, parce qu'ils connaissent les dernières librairies ou frameworks à la mode de l'année; embauchés parce que les embauchés de l'année précédente sont déjà en retard sur l'actualité, ils sont devenus chefs de projet et gèrent les relations contractuelles avec leurs clients ou la maintenance de leur déjà vieux  code.

 Ce scénario actuel, -qui est conforté par l'injonction à l'innovation permanente, à la pédagogie par projets, aux hackathons où l'on apprend en 48h tout ce qui est nécessaire pour plaire-  ce scénario actuel est aux antipodes de la décision d'enseigner l'informatique à tous pendant 10 ans et aux informaticiens pendant 15 ans.

Alors, on fait quoi ?


jeudi 5 mars 2015

A0620 Le langage naturel est très structuré ... et voilà pourquoi votre informatique est muette !

On a coutume de dire: "dans les organisations, 80% ou 90% des informations sont non-structurées"  sous-entendu dans des documents en langage naturel, et non dans des bases de données, elles bien structurées.

Rien n'est plus faux: le langage naturel est extrêmement structuré, bien plus que nos bases de données.

Ce qui n'est pas structuré, c'est notre capacité à formaliser -et même simplement à expliquer un peu- la structure du langage naturel.

 Sachons simplement, par exemple, que l'on n'a jamais établi de grammaires de la langue prenant en compte la ponctuation, élément important de structuration, s'il en est, n'est ce pas  ...

Voir à ce sujet les entretiens d'Alexandre Monnin avec le sémanticien François Rastier:

http://www.dailymotion.com/video/xisors_entretien-avec-francois-rastier-1-3_tech

Par contraste, les informations dites "structurées" de nos bases de données, sont  très pauvrement structurées. Elle n'ont pas par exemple cette capacité structurelle fondamentale de créer des structures qui citent, - font référence à - d'autres structures. On ne peut pas dans une base de données relationnelle avoir des parties de lignes de  relations qui "pointent" vers des parties d'autres lignes de relations, alors qu'en langage naturel, on passe son temps à énoncer des phrases qui font référence à d'autres phrases.

Bien difficile de faire des systèmes d'information un tant soit peu riches et féconds dans ces conditions.
Encore plus difficile de faire évoluer un système d'information, de l'adapter à notre monde à la complexité si changeante.

lundi 23 février 2015

A0616 Différence entre langages impératifs et langages déclaratifs

Les langages impératifs, ce sont les langages classiques, comme Java, C#, C++, etc

Les langages déclaratifs, ce sont les langages basés sur la logique, comme PROLOG ou DATALOG, ou les langages à base de contraintes.

Dans un langage impératif, on dit ce que l'on fait

Dans un langage déclaratif, ont dit ce que l'on veut

Programmer en langage déclaratif, c'est expliquer à la cuisinière ce que l'on veut

Programmer en langage impératif, c'est faire soi-même la cuisine

99,9% des programmeurs choisissent la seconde solution.


Pour arriver à un résultat final précis pour le diner,  le langage déclaratif demande beaucoup plus de réflexion, de maîtrise, de connaissance en profondeur du domaine, d'anticipation.

Nous sommes ici dans un cas où dire est plus difficile que faire.

On peut voir aussi ce choix de presque tous les programmeurs comme une illustration  du  théorème des 15 minutes maximum de réflexion:

http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2009/10/a0018-theoreme-des-15-minutes-maximum.html

Bien sûr, comme presque personne ne programme en langage déclaratif, il existe peu d'environnements de développement, de communautés de développeurs, comme on en trouve à profusion pour les langages impératifs, ce qui est une autre bonne raison de continuer à travailler plus pour réfléchir moins.

dimanche 15 février 2015

A0612 La paye des fonctionnaires: toujours et encore des catastrophes informatiques

Voir:

http://www.lepoint.fr/economie/logiciel-de-paye-des-fonctionnaires-l-incroyable-naufrage-11-02-2015-1904058_28.php

Près de 400 millions d'euros partis en fumée dans un projet informatique.

Imaginez leur utilisation pour financer des start-up françaises ...

Ca n'est pas la première catastrophe informatique; voir mon fil:

http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/search/label/Catastrophe%20Informatique

A propos de tels naufrages, je rappelle ma position: ceci n'est pas d'abord du à l'incurie des maîtrises d'ouvrage et de la gouvernance des projets, mais à l'insuffisance de la théorie, de la pratique, bref de la nature de l'informatique. A l'évidence,  ll  faudrait, il faut,  une autre informatique pour réussir de tels projets.

Mais personne ne le dit, surtout pas la profession informatique ! Vous entendez le CIGREF, le SYNTEC, l'AFDEL, la SIF, l'INRIA sur la question ?

Non, au contraire tout va bien, l'avenir nous appartient, comme l'indique cet article paru sur les mêmes pages que le précédent:

http://www.informatiquenews.fr/techdays-2015-le-machine-learning-pour-predire-lavenir-30016

Dommage qu'ils ne prédisent pas les catastrophes informatiques.

L'informatique ne marche pas, vive le numérique !

jeudi 12 février 2015

A0609 Les éditeurs de logiciels sont des femmes, les utilisateurs sont des hommes

Pierre Berger (voir par exemple http://diccan.com/ )  m'envoie l'histoire hilarante suivante (voir plus bas).

Ça me fait penser à la formule bien connue suivante:

Les femmes veulent que leur homme change

Les hommes veulent que leur femme ne change pas.

En transposant au domaine du logiciel comme le fait ce billet, on pourrait dire aussi:

Les éditeurs de logiciel veulent que leurs clients changent

Les utilisateurs veulent que leur logiciel ne change pas 

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Subject: Installing a husband
Dear Tech Support,
Last year I upgraded from Boyfriend 5.0 to Husband 1.0 and noticed a distinct slowdown in overall system performance, particularly in the flower and jewelry applications, which operated flawlessly under Boyfriend 5.0. In addition, Husband 1.0 uninstalled many other valuable programs, such as Romance 9.5 and Personal Attention 6.5 , and then installed undesirable programs such as NHL 5.0 , NFL 3.0 and Golf Clubs 4.1 .

Conversation 8.0 no longer runs, and Housecleaning 2.6 simply crashes the system. Please note that I have tried running Nagging 5.3 to fix these problems, but to no avail.

What can I do?

Signed,
Ms. Desperate

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DEAR DESPERATE ,
First, keep in mind that Boyfriend 5.0 is an Entertainment Package, while Husband 1.0 is an operating system.
Please enter command: ithoughtyoulovedme. html and try to download Tears 6.2 and do not forget to install the Guilt 3.0 update.

If that application works as designed, Husband 1.0 should then automatically run the applications Jewelry 2.0 and Flowers 3.5. However, remember, overuse of the above application can cause Husband 1.0 to default to Grumpy Silence 2.5, Happy Hour 7.0 or Beer 6.1 . Please note that Beer 6.1 is a very bad program that will download the Farting and Snoring Loudly Beta . Whatever you do, DO NOT under any circumstances install Mother-In-Law 1.0 (it runs a virus in the background that will eventually seize control of all your system resources). In addition, please do not attempt to reinstall the Boyfriend 5.0 program. These are unsupported applications that will crash Husband 1.0

In summary, Husband 1.0 is a great program, but it does have limited memory and cannot learn new applications quickly.

You might consider buying additional software to improve memory and performance. We recommend Cooking 3.0 and Hot Lingerie 7.7...

       Good Luck!
       Tech Support

samedi 31 janvier 2015

A0605 Pourquoi je suis déçu par l'évolution de l'informatique

J'ai commencé l'informatique il y a 47,5 ans.

Savez-vous comment il faut faire en 2015 pour pouvoir écrire en Java (le plus populaire des langages objet) des programmes qui manipulent directement une base de données SQL (le plus populaire des outils pour gérer des bases de données) ?

Savez-vous comment il faut faire dans ces conditions pour poser la question:

"retrieve all Product objects that have a price below 150.00"

Pour le savoir, allez voir ce lien:

http://www.datanucleus.org/products/accessplatform_2_2/guides/jdo/tutorial.html

(s'il vous plaît lisez jusqu'au bout)


Vous comprenez maintenant pourquoi les jeunes ne veulent pas faire de l'informatique, pourquoi il n'y a aucune sécurité sur Internet, pourquoi il y a tant de catastrophes informatiques (voir  le fil http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/search/label/Catastrophe%20Informatique 
)

Je ne suis pas complotiste, mais il y a des moments, je me demande s'il n'y a pas des gens qui font tout pour nous mettre dans cette situation.

Il y a 45 ans, Jean-Raymond Abrial nous enseignait à Grenoble son système de gestion de bases de données SOCRATE, c'était tout de même autre chose.

Donnez-moi des raisons de ne pas être déçu.

Bon, cette déception est tout de même une bonne raison pour se mettre au boulot.

Et voici le fond de ma pensée de chercheur:

http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2015/02/a0606-les-chercheurs-satisfaits-quelle.html


mercredi 26 novembre 2014

A0579 A propos d'un vieux papier sur la gestion des connaissances avec IDELIANCE: peut-on supprimer les documents ? Et peut-on supprimer les applications ?

Je viens de retrouver par hasard -si, si, je vous assure, le temps défile tellement vite à l'ère numérique  ...- et de déposer sur SLIDESHARE un article écrit en 2006 qui décrivait dix ans d'expérience d'utilisation du logiciel IDELIANCE en gestion des connaissances personnelles et collectives.

Voir: http://fr.slideshare.net/Jean_Rohmer/jeanrohmer-sdc2006

Au départ, dès 1993, IDELIANCE était un PIMS "Personal Information Management System", puis est devenu un serveur  HTTP  de gestion de connaissances collectives.

Idéliance est un précurseur du Web Sémantique, et il a offert dès l'origine un environnement collaboratif d'édition et de requête de réseaux sémantique, qui n'a hélas pas trouvé d'équivalent aujourd'hui.

Il a été utilisé dans des dizaines de grandes d'entreprises, toujours par des gens "métier", et d'unités de Renseignement Militaire.

Une poignée de personnes continue de l'utiliser, car elles ne trouvent rien qui puisse le remplacer ...

Une idée radicale de Idéliance est que les réseaux sémantiques, -ou triplets Sujet / Verbe / Complément - doivent servir à remplacer les documents, et pas seulement à les décrire par des métadonnées.

On trouvera dans  http://fr.slideshare.net/Jean_Rohmer/ideliance-semantic-network-2000
 une description détaillée de la philosophie de IDELIANCE, datant de l'an 2000.

Les outils sémantiques seront des Doc Killers ou ne seront pas.

On déplore souvent l'absence d'une Killer App pour le web sémantique.

C'est une profonde erreur: les outils sémantiques doivent être au contraire des App Killers, et faire disparaître la notion d'application de même qu'ils doivent faire disparaître la notion de document.

Les outils sémantiques seront des App  Killers ou ne seront pas.

Faisons moins d’ingénierie et plus de sémantique. C'est ce que l'écosystème "Web Sémantique" a du mal à comprendre depuis bientôt 15 ans.

Bon, il va falloir se mettre à rédiger sérieusement un manifeste sémantique suffisamment révolutionnaire.




dimanche 26 octobre 2014

A0461 Ancien Régime et Révolution Numérique

J'essaie toujours de rester critique sur le Numérique, et de bien moquer les technophiles inconditionnels. Mais je pense qu'il va vraiment se passer quelque chose de très grande ampleur bientôt. Une chose qui était vraiment à bout de souffle avant la Révolution Française,c'était la complexité, l'absurdité des lois, des régimes fiscaux, de l'organisation de l'Etat, des pouvoirs locaux.

La simplification radicale de l'abolition des privilèges, l'irruption de "liberté, égalité, fraternité" ont été de radicaux "changements de technologies"
 Qui font penser à la manière dont Booking change radicalement l’hôtellerie, Uber le taxi, et peut-être demain Google l'industrie automobile.

L'échec du numérique -de l'informatique-, est patent quand il s'agit d'accompagner, pour la rendre vivable,  notre complexité actuelle des lois, des règlements, des standards, de la  protection sociale.
Pour preuve les ratés permanents et souvent désolants des applications:  Louvois (solde des militaires),  Chéops (contrôle des frontières), et ces jours-ci le calcul de la simple additions  de toutes nos retraites, et aussi le calcul  des droits rechargeables au chômage.

J'entendais la semaine dernière le patron de Google Europe et des environs dire que les maîtres mots du numérique étaient "plus simple, moins cher". Tout le contraire de notre manière de gérer nos affaires publiques: voir l'Ecotaxe.
Bonnets Rouges, vous avez dit Bonnets Rouges ?

A0460 Le Numérique est-il bon pour le travail collaboratif ?

Une contradiction du Numérique:

D'un côté il donne des technologies pour faciliter la collaboration entre tous

D'un autre côté, il donne des technologies pour faciliter l'autonomie de chacun

Deux conséquences très opposées ...

Comme c'est plus difficile de collaborer que de travailler en autonome, comme  c'est beaucoup plus difficile de créer un logiciel collaboratif qu'un logiciel pour un usage autonome, le numérique nuit au collaboratif, comme on le voit tous les jours.

Qui utilise réellement le partage des documents sur le cloud pour collaborer ?

Quand on pose la question à un groupe de travail, le cri du cœur est unanime: pas d'usine à gaz!  Pas de nouveau mot de Passe! On va se débrouiller avec le courriel!

lundi 29 septembre 2014

A0542 La critique des technologies, un luxe d'enfant gâté ?

Je mets beaucoup d'énergie ici à critiquer l'informatique, le numérique, d'une manière qui surprend, certainement.

Ainsi, un brillant ingénieur français, qui  travaille souvent dans un pays moins développés, m'a tenu le discours suivant:

"Vous êtes trop pessimiste! Je trouve que les outils pour écrire des applications ont énormément progressé depuis 10 ans. Et puis, attention, vous vous plaignez de l'informatique, mais ici, l'informatique, mon ordinateur, mon OS, mes outils de développement, c'est ce qui marche le mieux!  Mon problème quotidien ici c'est l'écoulement des eaux dans la rue, alors vos critiques sur la programmation objet ..."

J'avoue que ça me fait sérieusement réfléchir ...