Qu'il en faut d’ignorance et de mensonge pour faire une théorie!
Une théorie, c'est une carte d'un territoire.
La carte s’arrête là où on ne voit pas.
La carte s’arrête là où on cache.
Ceci est une théorie.
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lundi 5 septembre 2016
lundi 6 avril 2015
A0635 Raison et Croyance: un bon sujet de philo au bac
Ça n'est pas si simple d'opposer croyance et raison.
-- Comment faites-vous pour prendre une décision ?
-- Je raisonne.
-- Mais comment décidez-vous qu’il faut vous arrêter de raisonner ?
-- Quand je commence à y croire.
Ajoutons que "raison" vient de "ratio", qui vient de "reor" qui veut dire ... "croire".
Et sommes-nous encore libres quand nous raisonnons ?
samedi 28 mars 2015
A0630 Pédagogie de l'Enseignement Supérieur
Je me pose parfois la question suivante:
Faut-il mettre en face de nos jeunes élèves de l'enseignement supérieur:
-- des professeurs qui savent beaucoup de choses
-- ou bien des professeurs qui ont réussi beaucoup de choses
Faut-il mettre en face de nos jeunes élèves de l'enseignement supérieur:
-- des professeurs qui savent beaucoup de choses
-- ou bien des professeurs qui ont réussi beaucoup de choses
lundi 9 mars 2015
A0624 Comment le pouvoir vient aux filles, selon la directeure de l'ENA
Nathalie Loiseau, directeure de l'ENA, nous explique dans:
http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/nathalie-loiseau-le-piege-de-la-bonne-eleve-se-referme-sur-les-jeunes-filles.html
que les filles sont des gourdes car elles sont conformes à l'enseignement qui leur est professé, elles écoutent, elles apprennent, elles appliquent "sans ouvrir la bouche".
Bref, elles plaisent à leurs profs, elles "ne posent pas de problèmes".
C'est bien la peine: ensuite, elles ne réussissent pas professionnellement, car elles ne maîtrisent pas les codes de la communication professionnelle, ("alors que les anglo-saxons enseignent ces codes dès l'âge de 4 ans").
C'est drôle: il ne faut pas être conforme mais il faut suivre les codes!
Bon, ce qu'elle veut dire, c'est:
"il ne faut pas suivre les codes de l'école, il faut se conformer à la société."
Réveille-toi, Michel ...
Dit autrement, pour briser le plafond de verre, il suffit de crever l'écran.
Et effectivement, de nos jours, comment crever l'écran quand on ne pose pas de problème ?
http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/nathalie-loiseau-le-piege-de-la-bonne-eleve-se-referme-sur-les-jeunes-filles.html
que les filles sont des gourdes car elles sont conformes à l'enseignement qui leur est professé, elles écoutent, elles apprennent, elles appliquent "sans ouvrir la bouche".
Bref, elles plaisent à leurs profs, elles "ne posent pas de problèmes".
C'est bien la peine: ensuite, elles ne réussissent pas professionnellement, car elles ne maîtrisent pas les codes de la communication professionnelle, ("alors que les anglo-saxons enseignent ces codes dès l'âge de 4 ans").
C'est drôle: il ne faut pas être conforme mais il faut suivre les codes!
Bon, ce qu'elle veut dire, c'est:
"il ne faut pas suivre les codes de l'école, il faut se conformer à la société."
Réveille-toi, Michel ...
Dit autrement, pour briser le plafond de verre, il suffit de crever l'écran.
Et effectivement, de nos jours, comment crever l'écran quand on ne pose pas de problème ?
samedi 13 décembre 2014
A0590 Le Polytechnicien, le Gadzart et l'Informaticien
Face à un problème informatique inextricable -genre faire tourner une vieille application sur un nouveau système d'exploitation-:
-- le gadzart vous dit: "je suis très courageux, je vais beaucoup travailler, ce n'est pas ça qui va me faire peur, et je vais y arriver"
-- le polytechnicien vous dit: "je suis très intelligent, je vais beaucoup réfléchir, ce n'est pas ça qui va me faire peur, et je vais y arriver"
En les entendant, l'informaticien rigole doucement, mais se demande au fond de lui même: "mais alors, l'informatique, c'est quoi, exactement, et ça s'apprend où ?"
-- le gadzart vous dit: "je suis très courageux, je vais beaucoup travailler, ce n'est pas ça qui va me faire peur, et je vais y arriver"
-- le polytechnicien vous dit: "je suis très intelligent, je vais beaucoup réfléchir, ce n'est pas ça qui va me faire peur, et je vais y arriver"
En les entendant, l'informaticien rigole doucement, mais se demande au fond de lui même: "mais alors, l'informatique, c'est quoi, exactement, et ça s'apprend où ?"
mardi 23 septembre 2014
A0539 Le Numérique est-il notre nouveau Péché Originel ?
Arbre de vie ou arbre de connaissance ?
Pour l'instant, c'est juste une question, mais quelle question!
Pour l'instant, c'est juste une question, mais quelle question!
jeudi 18 septembre 2014
A0524 Egalité des sexes au Lycée et théorie du genre: une leçon des années 30
J'ai rencontré hier une merveilleuse dame de 97 ans.
Elle m'a raconté des choses tellement incroyables que l'on ne les trouve pas sur Google.
Dans les années 1930, il existait dans certains lycées une catégorie d'élèves dits "élèves amateurs".
L'expression est déjà fort sympathique.
Il s'agissait en général de jeunes filles de bonne famille qui ne se destinaient pas à exercer une quelconque activité professionnelle, mais que l'on acceptait au lycée, et qui suivaient tous les cours, à l'exception des cours de maths, physique, chimie.
Je trouve l'idée très rafraîchissante. Elle témoigne d'une souplesse, d'une liberté d'esprit dans l'organisation de la vie scolaire, d'une volonté de favoriser la diversité, le vivre ensemble, d'une individualisation des parcours éducatifs, d'une réflexion radicale sur la théorie du genre, que l'on a peine à imaginer de nous jours.
Ce qui me semble également important, c'est que je n'arrive pas à trouver la moindre trace de cette réalité passée sur Google. Insoutenable légèreté du numérique.
Combien d'aspects de la vie de nos mères et de nos grand-mères, qui nous ont élevés et influencés, restent ainsi à l'extérieur de nos disques durs. Il nous manque vraiment les bons outils de gestion des connaissances. Inventons-les!
Elle m'a raconté des choses tellement incroyables que l'on ne les trouve pas sur Google.
Dans les années 1930, il existait dans certains lycées une catégorie d'élèves dits "élèves amateurs".
L'expression est déjà fort sympathique.
Il s'agissait en général de jeunes filles de bonne famille qui ne se destinaient pas à exercer une quelconque activité professionnelle, mais que l'on acceptait au lycée, et qui suivaient tous les cours, à l'exception des cours de maths, physique, chimie.
Je trouve l'idée très rafraîchissante. Elle témoigne d'une souplesse, d'une liberté d'esprit dans l'organisation de la vie scolaire, d'une volonté de favoriser la diversité, le vivre ensemble, d'une individualisation des parcours éducatifs, d'une réflexion radicale sur la théorie du genre, que l'on a peine à imaginer de nous jours.
Ce qui me semble également important, c'est que je n'arrive pas à trouver la moindre trace de cette réalité passée sur Google. Insoutenable légèreté du numérique.
Combien d'aspects de la vie de nos mères et de nos grand-mères, qui nous ont élevés et influencés, restent ainsi à l'extérieur de nos disques durs. Il nous manque vraiment les bons outils de gestion des connaissances. Inventons-les!
jeudi 14 août 2014
A0506 Pensée et Langage
La question n’est pas:
« peut-on penser sans le langage »
La question est:
« peut-on penser
malgré le langage »
Pensez-y
Comme vous voulez
lundi 16 juin 2014
A0493 Travail Collaboratif: enfin une vraie idée innovante ! Par des étudiants de Strate et ESILV
Un projet d'étudiants qui sort du lot:
CLIP, un outil de prise de notes collaborative, par une équipe de designers de Strate Ecole de Design, et d'ingénieurs de l'ESILV, préparé sous la houlette de l'IRI, le centre de recherche associé au musée Pompidou.
Ce qui est rafraîchissant, c'est que ça semble pouvoir marcher en prenant précisément le contre pied des idées convenues. L'idée:
"Si vous voulez faire une oeuvre collective de manière collaborative, travaillez individuellement à construire un résultat personnel"
Les deux points de départ:
1) Créer à plusieurs un même document partagé sur le cloud (comme avec Google Docs), c'est de la blague
2) Se mettre d'accord à plusieurs sur un contenu final, c'est une douce utopie.
Donc, sur un même sujet (ça, c'est bien partagé), chacun travaille dans son coin, et à la fin chacun repart avec sa propre version.
Mais alors, où est le collectif ?
C'est un système informatique qui regarde ce que chacun fait de son côté, détecte les points forts et les faiblesses, et suggère à l'acteur A d'améliorer ses faiblesses avec les points forts de B, ceci point par point.
Et voilà !
Dit autrement:
"pour donner -aux autres- le meilleur de vous-même, soyez égoïste"
CLIP applique cette idée à la prise de note des étudiants dans un amphi. Tout le monde prend des notes en écoutant le même cours. Le système informatique fait, passage par passage, les suggestions comme expliqué ci-dessus, et le soir chaque étudiant enrichit ses propres notes avec les suggestions pêchées chez les voisins.
Plein d'autres bonnes idées dans CLIP. Nous y reviendrons.
jeudi 22 mai 2014
A0476 Culture 2.0 Education 2.0
Au lieu d'utiliser le web pour apprendre, les gens
l'utilisent pour savoir
samedi 19 octobre 2013
A0426 Petite Poucette: faut pas pousser !
Parce qu'il est vieux, on écoute Michel Serres.
Et lui nous explique que les seuls qu'il faut écouter, ce sont les jeunes.
Mais on l'écoute quand même nous dire qu'il ne faut pas l'écouter.
Et on est content.
Et lui aussi.
Et les jeunes s'en foutent.
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samedi 20 avril 2013
A0381 Louis Pasteur contre Michel Serres: A quoi sert notre tête ?
Michel Serres s'émerveille régulièrement -voir par exemple "Petite Poucette"- de ce que les technologies numériques permettraient à l'homme de s'affranchir du fardeau de la mémorisation. Notre cerveau s'allège de toutes les connaissances qu'il devait auparavant héberger, jusqu'à l'avènement de Wikipedia.
A la place, Michel Serres annonce l'occupation de notre cerveau par une "pensée algorithmique" bien indéfinie. Un dégât collatéral des "big data" ?
Donc, plus la peine de rien savoir sur le monde, en cas de besoin -en just in time, en demand driven- si j'ai besoin de savoir quelque chose, je vais sur Google.
C'est un peu comme si Louis Pasteur s'était dit: " plus la peine de rien savoir en Sciences Naturelles, en cas de besoin, j'utiliserai mon microscope".
Impression que Michel Serres se réjouit à la fois de ce que l'imprimerie ait fait entrer des connaissances dans notre cerveau, et que le numérique l'aide à s'en vider. La question est évidemment: "Faudrait Savoir!".
A la place, Michel Serres annonce l'occupation de notre cerveau par une "pensée algorithmique" bien indéfinie. Un dégât collatéral des "big data" ?
Donc, plus la peine de rien savoir sur le monde, en cas de besoin -en just in time, en demand driven- si j'ai besoin de savoir quelque chose, je vais sur Google.
C'est un peu comme si Louis Pasteur s'était dit: " plus la peine de rien savoir en Sciences Naturelles, en cas de besoin, j'utiliserai mon microscope".
Impression que Michel Serres se réjouit à la fois de ce que l'imprimerie ait fait entrer des connaissances dans notre cerveau, et que le numérique l'aide à s'en vider. La question est évidemment: "Faudrait Savoir!".
mardi 9 avril 2013
A0378 Gestion des connaissances ou gestion de l'ignorance ?
C'est toujours la même chose, quand je lis un livre qui traite de sujets que je connais un peu mélangés à d'autres que je connais mal ou pas du tout, je deviens schizophrène.
Ainsi actuellement avec "Petite Poucette" de Michel Serres.
Les passages auxquels je ne connais rien me séduisent
Les passages sur la réalité présente que je connais bien m'horripilent ou au mieux m'ennuient
Les passages où l'auteur fait des prévisions technologiques sur les sujets que je connais me révoltent, alors qu'ils vont à l'évidence séduire tous ceux qui n'y connaissent rien.
Ainsi actuellement avec "Petite Poucette" de Michel Serres.
Les passages auxquels je ne connais rien me séduisent
Les passages sur la réalité présente que je connais bien m'horripilent ou au mieux m'ennuient
Les passages où l'auteur fait des prévisions technologiques sur les sujets que je connais me révoltent, alors qu'ils vont à l'évidence séduire tous ceux qui n'y connaissent rien.
Délices de l'ignorance
Douleurs de la connaissance
Délires de l'illusion
mercredi 20 mars 2013
A0369 Université d'Entreprise Définition
--Ah, bonjour cher confrère, alors, ça marche bien l'université d'entreprise chez vous?
-- Tout à fait, c'est très efficace
--Et vous parlez de quoi à vos employés ?
--Un peu de tout, on leur ouvre l'esprit. On invite des philosophes, des artistes, des écrivains ...
--Génial! Et ensuite, vous faites un suivi ?
--Bien sûr, et c'est là tout l'intérêt. On repère comme ça tous les gens qui ont assez de temps pour assister souvent aux conférences, et on les vire!
-- Tout à fait, c'est très efficace
--Et vous parlez de quoi à vos employés ?
--Un peu de tout, on leur ouvre l'esprit. On invite des philosophes, des artistes, des écrivains ...
--Génial! Et ensuite, vous faites un suivi ?
--Bien sûr, et c'est là tout l'intérêt. On repère comme ça tous les gens qui ont assez de temps pour assister souvent aux conférences, et on les vire!
vendredi 15 mars 2013
A0364 Comment améliorer ses connaissances
Pour améliorer vos connaissances dans un domaine que vous ne maîtrisez pas du tout, commencez par écrire un livre sur le sujet
Pour améliorer vos connaissances dans un domaine dont vous êtes un grand expert, commencez par essayer d'en parler avec des gens qui n'y connaissent absolument rien
Pour améliorer vos connaissances dans un domaine dont vous êtes un grand expert, commencez par essayer d'en parler avec des gens qui n'y connaissent absolument rien
mercredi 23 janvier 2013
lundi 10 décembre 2012
A0319 Compétence Connaissance Science
Compétence:
"Ce type-là est un fin négociateur"
Connaissance:
"Dans une négociation, commencer par faire perdre la face à l'autre partie est rarement une bonne idée"
Science:
"Selon des chercheurs suédois, 37% des négociations où une des parties a commencé par faire perdre la face à une autre ont moins de 28% de chances d'aboutir"
"Ce type-là est un fin négociateur"
Connaissance:
"Dans une négociation, commencer par faire perdre la face à l'autre partie est rarement une bonne idée"
Science:
"Selon des chercheurs suédois, 37% des négociations où une des parties a commencé par faire perdre la face à une autre ont moins de 28% de chances d'aboutir"
lundi 26 novembre 2012
A0308 Réseaux sociaux d'entreprise ou la division internationale du travail
Récent séminaire du CXP, consacré à l'ECM, (Enterprise Content Management).
Séminaire de très bonne tenue, loin des discours marketing insensés des grands éditeurs de logiciels (voir le billet A0279)
Plusieurs témoignages vivants et sans langue de bois sur la mise en place de réseaux sociaux d'entreprises dans de grandes multinationales ( comme avec Jamespot chez Renault, ou IBM ches Basf). En écoutant les différentes interventions, qui décrivaient les particularismes nationaux vis à vis des RSE, on peut synthétiser la chose ainsi:
Séminaire de très bonne tenue, loin des discours marketing insensés des grands éditeurs de logiciels (voir le billet A0279)
Plusieurs témoignages vivants et sans langue de bois sur la mise en place de réseaux sociaux d'entreprises dans de grandes multinationales ( comme avec Jamespot chez Renault, ou IBM ches Basf). En écoutant les différentes interventions, qui décrivaient les particularismes nationaux vis à vis des RSE, on peut synthétiser la chose ainsi:
Un projet de RSE est un succès si:
-- le management est allemand
-- les employés sont asiatiques
-- les fournisseurs sont turcs
vendredi 16 novembre 2012
A0301 Principe d'incapacité (suite)
Dans la lignée du billet 287:
Trop intelligents pour être compris par une machine, nous ne le sommes pas assez pour l'éduquer
Trop intelligents pour être compris par une machine, nous ne le sommes pas assez pour l'éduquer
mercredi 3 novembre 2010
A0125 Stratégie de Lisbonne
Lors d’une discussion difficile dans un grand projet européen , le président de séance finit par conclure : "Pour mieux avancer, n'utilisons pas le mot connaissances". Ce type a dû faire une belle carrière.
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