juliette.arnould@atos.net
J'y tenterai une synthèse de ma vision de l'informatique et de son évolution.
La
prochaine séance du groupe "Traitement de l'information dans les
systèmes complexes" se déroulera au Pôle Universitaire Léonard de Vinci, à Paris La Défense, le mardi 8 décembre de 9h30 à 12h30. Le repas qui suivra sera servi au restaurant des professeurs.
"Imaginer une autre informatique".
A l’heure du numérique triomphant, quelle idée étrange que de
vouloir imaginer une autre informatique …
Ce paradoxe découle d’un autre
paradoxe : alors que « tout change » avec le numérique, les principes
de l’informatique ont, eux, très peu changé depuis
une cinquantaine d’années, depuis qu’elle s’est développée dans les
années cinquante et le début des années soixante.
Ce qui a changé, c’est la miniaturisation exponentielle du matériel :
processeurs, mémoires, capteurs. Mais du côté des langages de
programmation, des bases de données, des systèmes d’exploitation,
presque rien ne bouge conceptuellement, hors un changement d’échelle de
leur déploiement « logistique » sur des millions ou
milliards de dispositifs matériels.
Le logiciel court sans cesse
derrière le matériel, et il est communément admis qu’Internet, le Web et
les grandes applications informatiques sont un entassement dans
l’urgence de couches de programmes plutôt mal bricolées.
Avec bien des conséquences négatives en termes de rigidité, de
sécurité, de coûts et délais, d’échecs ruineux, et du peu d’appétences
des jeunes générations à embrasser ces métiers.
Donc -au moins pour le plaisir- imaginons autre chose. Plus de
sémantique et moins d’ingénierie. Moins de modélisation figée et plus
d’émergence à partir des données et de leur usage. Moins de distance
entre le langage naturel et les langages informatiques.
Moins d’ignorance voire de mépris pour les langages réellement de haut
niveau que furent LISP, APL, PROLOG. Des systèmes d’information dont
l’essence soit tout simplement de contenir des informations -au sens
humain- et non d’administrer des morceaux de programmes
et des zones de mémoire ou d’écrans. Des systèmes d’information qui
possèdent en interne -et non dans des documentations extérieures jamais à
jour- la description sémantique de ce qu’on leur demande de faire. La
création d’une nouvelle informatique enseignable,
plutôt que de nouveaux enseignements de l’informatique".
Pour illustrer ces bonnes intentions, j'évoquerai quelques réalisations : passées, comme le logiciel de
gestion des connaissances IDELIANCE, présentes, comme un prototype de
ce qui sera appelé le « Calcul Littéraire », et futures,
vers le « Calcul Cognitif » ".
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