Vous avez remarqué le style des nouvelles émissions télé sur l'histoire ou les biographies: elle sont faites par une succession de très courtes phrases prononcées par des experts et historiens, des plans qui durent 5 ou 6 secondes chacun maximum, du genre:
"Pour Charles VII, l'arrivée de Jeanne d'Arc est une divine surprise"
"Sans Churchill, De Gaulle n'aurait pas tenu 3 mois à Londres"
Et hop, on change de plan et d'intervenant.
C'est assez lassant, à la fin, et les téléspectateurs risquent de zapper sur une autre chaîne à la fin de chaque phrase, vers une émission qui fait exactement pareil; il faut donc trouver autre chose.
Eh bien c'est fait, maintenant -émission C à Vous à 19h sur la 5- on change de séquence plusieurs fois à l'intérieur de chaque phrase. En faisant des petits morceaux d'une seule seconde, une sorte d'analyse grammaticale video, à partir de fragments de journaux télévisée (euh, ça doit plus d'appeler comme ça maintenant):
Laurent Fabius / se trouve finalement écarté / du jeu diplomatique / à propos de la Syrie
Quatre petits morceaux de video montrant chacune un journaliste prononçant ses deux ou trois mots, filmé dans son studio, assis derrière sa table ...
La prochaine étape étant évidemment d'aller à l'intérieur des mots pour faire des rébus, puis ils vont forcément finir par redécouvrir l'alphabet.
On va avoir l'équivalent video des bonnes vieilles lettres anonymes fabriquées par collage de caractères découpés dans des journaux papier.
Cette fracturation numérique est une caractéristique profonde des transformations que provoque la digitalisation du monde, et elle se retrouve dans bien des domaines.
NB: Idée d'un projet étudiant:
"Traduire automatiquement un texte en une suite de séquences où chaque mot est prononcé dans une séquence video différente, trouvée sur YouTube"
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jeudi 5 novembre 2015
lundi 27 octobre 2014
A0462 Grâce à Laurent Bloch, visitez la seule usine de microélectronique d'Europe STM à Crolles
http://www.laurentbloch.org/MySpip3/spip.php?article294
Il n'y en a que 25 dans le monde comme ça!
Fondamental pour comprendre la nature du Numérique
Il n'y en a que 25 dans le monde comme ça!
Fondamental pour comprendre la nature du Numérique
dimanche 22 juin 2014
A0499 De Natura Numericum: Tout change en silicium parce que rien ne change en architecture
La miniaturisation exponentielle progresse de manière continue parce que le principe, l'architecture, le plan de la machine de Von Neumann ne change pas.
Si les chercheurs passaient leur temps à découvrir des alternatives au système binaire, à l'algèbre de Boole, à la notion de microcommande, de cache, de hiérarchie de mémoire, ceux qui travaillent avec l'idée fixe et continue de dessiner des transistors de plus en plus petits et de plus en plus nombreux, ne pourraient pas progresser de manière aussi constante.
Il faut bien comprendre cette sorte de loi de conservation: c'est parce que l'architecture de Von Neumann ne change pas -qualitativement- que sa réalisation matérielle sous forme de circuit intégré change continuellement -quantitativement.
La progression exponentielle ne semble pouvoir s'accomplir que parce qu'elle s'exerce dans un univers simple.
Si les chercheurs passaient leur temps à découvrir des alternatives au système binaire, à l'algèbre de Boole, à la notion de microcommande, de cache, de hiérarchie de mémoire, ceux qui travaillent avec l'idée fixe et continue de dessiner des transistors de plus en plus petits et de plus en plus nombreux, ne pourraient pas progresser de manière aussi constante.
Il faut bien comprendre cette sorte de loi de conservation: c'est parce que l'architecture de Von Neumann ne change pas -qualitativement- que sa réalisation matérielle sous forme de circuit intégré change continuellement -quantitativement.
La progression exponentielle ne semble pouvoir s'accomplir que parce qu'elle s'exerce dans un univers simple.
samedi 17 mai 2014
A0469 De Natura Numericum: L'immense démesure du désert numérique
Le numérique s'étend à l'infini, au rythme des nouvelles URI / URL (L comme "Locator").
Comme la population humaine augmente bien plus doucement, nous sommes chacun d'entre nous de plus en plus seuls dans un territoire de plus en plus grand.
Contrairement à tout ce que l'on dit, le numérique nous éloigne plus qu'il ne nous rapproche.
A chaque instant, des gens que vous connaissez créent de nouveaux lieux: nouvelles pages, de nouveaux billets, de nouveaux tweets, sans même que vous le sachiez, et vous ne le saurez jamais.. Et vous ne les y rencontrerez jamais.
Ce qui rapproche, dans le numérique, ce sont les liens. Mais on créé -et surtout on utilise- beaucoup moins de liens qu'il ne se créé de lieux.
Plus l'élève poste des choses sur sa page Facebook pendant le cours, plus il s'éloigne du maître sur l'estrade, mais aussi de ses copains sur les bancs d'à côté.
Et le territoire numérique va s'élargir encore et toujours plus, avec les objets connectés.
Dans le numérique, chacun étend à l'infini son lopin de terre, et donc s'éloigne de son voisin
Le numérique est" immense", ce qui veut dire étymologiquement "sans mesure", tout comme "démesuré"
Avec ce paradoxe que, autant il est difficile de parcourir le chemin d'un point à un autre, (car de complexité quadratique au moins) donc d'évaluer la distance, autant il est facile de prendre des mesures en chaque point, (car cette complexité est linéaire), ce qui fait le bonheur du big data.
Les réseaux (de puissance linéaire) sont incapables de gérer l'effet réseau (de puissance quadratique).
(Voir aussi à ce sujet la maxime de Jean-Claude Lévy)
Comme la population humaine augmente bien plus doucement, nous sommes chacun d'entre nous de plus en plus seuls dans un territoire de plus en plus grand.
Contrairement à tout ce que l'on dit, le numérique nous éloigne plus qu'il ne nous rapproche.
A chaque instant, des gens que vous connaissez créent de nouveaux lieux: nouvelles pages, de nouveaux billets, de nouveaux tweets, sans même que vous le sachiez, et vous ne le saurez jamais.. Et vous ne les y rencontrerez jamais.
Ce qui rapproche, dans le numérique, ce sont les liens. Mais on créé -et surtout on utilise- beaucoup moins de liens qu'il ne se créé de lieux.
Plus l'élève poste des choses sur sa page Facebook pendant le cours, plus il s'éloigne du maître sur l'estrade, mais aussi de ses copains sur les bancs d'à côté.
Et le territoire numérique va s'élargir encore et toujours plus, avec les objets connectés.
Dans le numérique, chacun étend à l'infini son lopin de terre, et donc s'éloigne de son voisin
Le numérique est" immense", ce qui veut dire étymologiquement "sans mesure", tout comme "démesuré"
Avec ce paradoxe que, autant il est difficile de parcourir le chemin d'un point à un autre, (car de complexité quadratique au moins) donc d'évaluer la distance, autant il est facile de prendre des mesures en chaque point, (car cette complexité est linéaire), ce qui fait le bonheur du big data.
Les réseaux (de puissance linéaire) sont incapables de gérer l'effet réseau (de puissance quadratique).
(Voir aussi à ce sujet la maxime de Jean-Claude Lévy)
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