samedi 31 janvier 2015

A0605 Pourquoi je suis déçu par l'évolution de l'informatique

J'ai commencé l'informatique il y a 47,5 ans.

Savez-vous comment il faut faire en 2015 pour pouvoir écrire en Java (le plus populaire des langages objet) des programmes qui manipulent directement une base de données SQL (le plus populaire des outils pour gérer des bases de données) ?

Savez-vous comment il faut faire dans ces conditions pour poser la question:

"retrieve all Product objects that have a price below 150.00"

Pour le savoir, allez voir ce lien:

http://www.datanucleus.org/products/accessplatform_2_2/guides/jdo/tutorial.html

(s'il vous plaît lisez jusqu'au bout)


Vous comprenez maintenant pourquoi les jeunes ne veulent pas faire de l'informatique, pourquoi il n'y a aucune sécurité sur Internet, pourquoi il y a tant de catastrophes informatiques (voir  le fil http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/search/label/Catastrophe%20Informatique 
)

Je ne suis pas complotiste, mais il y a des moments, je me demande s'il n'y a pas des gens qui font tout pour nous mettre dans cette situation.

Il y a 45 ans, Jean-Raymond Abrial nous enseignait à Grenoble son système de gestion de bases de données SOCRATE, c'était tout de même autre chose.

Donnez-moi des raisons de ne pas être déçu.

Bon, cette déception est tout de même une bonne raison pour se mettre au boulot.

Et voici le fond de ma pensée de chercheur:

http://plexus-logos-calx.blogspot.fr/2015/02/a0606-les-chercheurs-satisfaits-quelle.html


12 commentaires:

Mathieu Lindemann a dit…

Oh, le flagrant délit de "cherry picking" !

"Vous comprenez maintenant pourquoi les jeunes ne veulent pas faire de l'informatique"

Mais bien sûr que si, les jeunes veulent faire de l'informatique ! Il suffit de bien choisir sa crèmerie: http://effectivedjango.com/orm.html

Je ne suis pas complotiste, mais il y a des moments, je me demande s'il n'y a pas des gens qui font tout pour nous faire croire qu'il y a des gens qui font tout pour nous mettre dans cette situation :)

Jean Rohmer a dit…

Je n'en attendais pas moins de Mathieu.
Je vais regarder ça !

Jean Rohmer a dit…

Le problème est que la référence que je donne est la première que m'a proposée Google quand j'ai cherché comment manipuler des BD relationnelles directement en Java. Donc on est amené à considérer que ce qui est proposé n'est pas des queues de cerises.

Mathieu Lindemann a dit…

Le problème est que la référence que je donne est la première que m'a proposée Google...

Mais il s'agit d'un jeu de miroir: Google vous propose la référence qui, pense-t-il, vous poussera au clic avec la plus grande probabilité.

Ceci étant dit sans arrière pensée, bien entendu. Jamais ne me permettrai de penser que vous pourriez prendre plaisir à cliquer sur des liens dont vous savez qu'ils vous révolteront.

:)

Mathieu Lindemann a dit…

"Il y a 45 ans, Jean-Raymond Abrial nous enseignait à Grenoble son système de gestion de bases de données SOCRATE, c'était tout de même autre chose.

Donnez-moi des raisons de ne pas être déçu."


Au risque de friser l'impertinence, j'aimerais en premier lieu connaître les raisons pour lesquelles Google ne mentionne pas SOCRATE en premier lien, plus de 45 ans après la genèse de ce système (si merveilleux).

Le darwinisme informatique serait-il corrompu ?

Jean Rohmer a dit…

Au passage, je voudrais préciser une chose: je me considère d'abord comme chercheur. Et je considère que l'insatisfaction est une des qualités premières d'un chercheur. En tant que chercheur j'ai le droit -et je pense le devoir- de chercher à faire une informatique différente, plus satisfaisante à mes yeux. Les chercheurs satisfaits, quelle horreur!

Mathieu Lindemann a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Mathieu Lindemann a dit…

Je me demande si les sources de motivation et les qualités des chercheurs en physique ou en mathématiques sont les mêmes que celles des chercheurs en informatique.

Les sentiments d'attente, d'espoir, de déception ou d'insatisfaction me semblent relativement étrangers à la communauté mathématique. Peut-être est-ce là un signe de maturité ou de détachement vis-à-vis des aspects temporels; les urgences pythagoricienne puis hilbertienne ne me semblant plus y avoir cours.

Ou bien peut-être suis-je simplement biaisé. J'avoue facilement céder à cette curiosité ludique, parfois futile, par laquelle Alan Turing justifiait ses travaux sur les jeux:

"It would be disingenuous of us to disguise the fact that the principal motive which prompted the work was the sheer fun of the thing." ― Alan Turing

Jean-Jacques URBAN-GALINDO a dit…

Le délai de plus en plus court pour quelques uns de faire une fortune à partir d'une idée (et un management) assez simple rend la "discipline" folle.
Je continue à croire qu'il est encore possible de faire émerger en France un moteur de recherche concurrent de Google et s'extraire de son emprise.
Par ailleurs avec l'internet des objets (mais pas seulement:cf logiciels espions dont Lenovo dans les serveurs) il est temps de développer une nouvelle génération de (système exploitation + réseau) sécurisés "souverains".
Enfin je suis partisan de la construction d'une famille cohérente de langages partageant une syntaxe et décrivant des objets et des de plus en plus "riches", allant de Fortran II à C++ et autres, dont Estérel pour traiter formellement les évènements.
Quant aux bases de données SQL n'est pas seul au monde: NoSQL existe aussi et ne pourrait-on envisager une renaissance des bases de données "objet" ?

newsoftpclab a dit…

Moi aussi je suis déçu.Prennons l'exemple des objets connectés.C'est une pure invention.Les objets connectés viennent des laboratoires , des entreprises travaillant pour la conquête de l'espace.Les consommateurs n'adhèrent pas.La création d'objets connectés augmentent toujours.a ne rien comprendre!

M. Véret a dit…

A être trop chercheur tout en travaillant, je finis par passer pour un (fou) conceptuel. néanmoins, il ne faut pas oublier que plus on a de ressources disponibles, plus on n'en a besoin. je ne suis pas certains que les (certains) systèmes d'exploitation aujourd'hui et leurs outils dédiés respectent beaucoup le principe de frugalité.
Merise et son bien aimé Socrate semblent bien loin. La mode est à l'urbanisation longépienne et l'on confond toujours la fin et les moyens ("l'informatique"), système d'information et TIC.
Concernant les objets connectés, c'est aussi aux utilisateurs d'en inventer l'usage, usage bien entendu souvent stimulé par la génération d'un besoin à des fins commerciales.
Concernant la sécurité des bases de données, il est stupéfiant de voir encore aujourd'hui avec une recherche idoine, nombre de phpmyadmin sans mots de passe...
Il est clair qu'entre un programme Cobol-Cics-DB2 prévu pour fonctionner sur une machine fermée (vu de l'extérieur, en dehoes de BSC...) et la circulation de données sur un réseau (grand) ouvert, il y a un gros écart.
Sans remettre en cause la qualité de l'enseignement informatique aujourd'hui, l'enseignement de la frugalité est aussi un bon moyen pour traiter bien des choses souvent oubliées (la suppression des objets devenus inutiles, des variables blobales (ou presque), la gestion des erreurs, la création d'un modèle de gestion de données robuste, etc.) NoSql, alias Not Only SQL est un pas de plus vers plus de souplesse. mais qui dit souplesse pour les uns est synonyme de fainéantise pour d'autres...
Bien à vous

Jean Rohmer a dit…

Enseigner et appliquer un principe de frugalité pour l'enseignement et la réalisation des systèmes d'information, voilà certainement un principe utile et ... innovant.